Pour moi le Cambodge c’est…

 

…Un de mes petits rêves qui s’est réalisé. Les temples d’Angkor m’ont toujours fascinés, et le fait de pouvoir enfin les voir, les visiter, fouler leurs sols, les toucher, admirer toutes ces gravures dans la pierre, tous ces détails, appréhender l’impact du temps sur ces édifices, découvrir la nature envahissante et luxuriante m’a comblé de joie.

Mais j’y ai découvert tellement d’autres choses. La rencontre avec des éléphants, la découverte des temples, de la culture cambodgienne, d’une partie de leur histoire, la dégustation des crabes de Kep, du poivre de Kampot, la détente sur des plages paradisiaques,… Lire dans un guide tout ce que ce pays avait à offrir et faire de ces descriptions une réalité était une merveilleuse concrétisation.

 

… Mon premier pays d’Asie, celui qui m’a fait découvrir ce peuple, ses modes de vie, m’a offert des paysages nouveaux, des goûts nouveaux, des odeurs nouvelles,… Je ne serai peut être jamais objective quand on me demandera si j’ai préféré le Cambodge à un autre pays d’Asie, car il est le premier a m’avoir accueilli et à avoir comblé mes attentes de petite voyageuse exploratrice.

 

… Des habitants magnifiques, des sourires par centaine, des rires d’enfants sur le chemin de l’école, de l’entraide sans attentes,… Je les ai trouvés tellement beaux ces cambodgiens, que ce soit les enfants et leur innocence, les femmes, leur cuisine et leur force de tenir un beau foyer, les hommes travailleurs, les parents et leur tendresse envers leurs enfants, les plus âgés et leurs marques du temps qui passe parcourant leurs doux visages les rendant tellement beaux.

J’ai parfois entendu dire que les cambodgiens n’étaient pas toujours très chaleureux, mais je trouve que c’est un jugement rapide. Sommes nous nous-mêmes chaleureux avec les premiers étrangers qui passent par chez nous. Je n’ai jamais attendu d’une vendeuse qu’elle soit particulièrement chaleureuse envers moi, ni même d’un serveur ou d’un chauffeur de tuktuk. Mais j’ai reçu beaucoup de chaleur de la part de certaine personne. Notre premier chauffeur taxi qui, même si son but était de gagner quelques sous, nous a transportés dans la bonne humeur chaque jour. Notre second chauffeur qui nous a offert quelques bananes frites délicieuses. La soeur de Sun qui nous a dépanné une journée avec nos gros sacs. Sun bien évidemment pour le temps qu’il a passé avec nous. Lee et Dara, nos guides du Mondolkiri qui nous ont montré leur engagement pour la cause des éléphants d’Asie. Boh, ma guide de PSE, la joie de vivre et l’espièglerie personnifiée. Kina qui a ensoleillé mon séjour à Kratie. Vuthy et Ney qui sont de magnifiques personnes qui ont le coeur sur la main et sont soucieuses de l’avenir des générations futures. Et j’en oubli certainement, mais je me souviendrai de tous leurs sourires, les moqueurs, les enjoués, le timides, les spontanés,…

Pour moi ils l’étaient, ils étaient chaleureux les uns envers les autres, ils n’avaient pas à l’être obligatoirement envers nous, mais ils avaient une des plus belle vision du vivre ensemble.

J’ai beaucoup aimé les cambodgiens, ce peuple de la débrouille, ces combattants pour un avenir meilleur que celui qu’ils ont connu et dont ils se remettent lentement mais sûrement. Je les ai trouvé très courageux, forts et plein de ressources.

 

…Une nouvelle rencontre avec moi-même. Chaque jour qui passait je me disais, “mais c’est de cette façon que je veux vivre”. J’étais à ma place, à la mauvaise place. Je me retrouvais plus dans ce mode de vie que celui qu’on peut avoir chez nous. Les gens n’accomplissaient rien de très important au cours de leur journée, ils travaillaient, faisaient certainement les mêmes choses chaque jour, mais cette routine me paraissait plus acceptable car ils avaient un but sain en faisant tout ça, faire vivre leur foyer. Ils pouvaient se lever très tôt le matin pour commencer leur journée, mais lorsqu’on les observait ils n’avaient jamais l’air de faire les choses à contre coeur. Peut être avaient ils de plus grandes espérances en terme de niveau de vie, mais ils donnaient l’impression qu’ils s’accommodaient de ces tâches quotidiennes. Et puis ils n’étaient pas particulièrement stressés, bien au contraire à en juger par le nombre de hamac sur le territoire cambodgien.

En France on vit trop vite, on travaille pour pas grand chose et on ne se satisfait de rien. Ici, les journées sont longues mais elles s’écoulent tranquillement, et les cambodgiens n’ont pas l’air de manquer de quoi que ce soit. C’est vrai qu’ils ne sont pas riches, mais ils se contentent de peu et ils me paraissent plus heureux que nous. Les pays d’Asie sont parmi les pays les plus pauvres, et pourtant quand je regardaient les cambodgiens, ils me donnaient l’impression d’être bien plus riches que nous.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.