Entre courbatures et belles sensations

Dernier jour sur Vancouver avant d’y revenir plus tard, et pour nous mettre dans le bain de notre futur road trip à vélo dans l’est canadien, nous faisons cette sortie à vélo.

 

Nous avions repéré la veille au soir différentes boutiques de location de vélo, par chance il y en avait une très abordable à 3 rues de chez René. Nous récupérons donc nos vélos et partons directement en direction de Stanley Park, notre première étape de ce périple à pédale.

Ce qui est vraiment agréable à Vancouver et certainement au Canada de manière générale, c’est qu’il y a de vraies pistes cyclables, et non ces espèces de petites voies aménagées sur les routes françaises qui ne laissent pas vraiment la place pour tout le monde. Là où nous sommes les cyclistes ont leur propre voie et les piétons la leur.

Après avoir roulé quelques minutes nous tombons sur un parking rempli de bus, eux mêmes rempli de touristes asiatiques. Nous nous arrêtons car nous apercevons les emblématique mâts totémiques du parc. Et c’est parti pour une petite séance de photos. Nous repartons quelques minutes plus tard, après avoir tenté de cadrer nos photos sans touristes.  

 

Le but principal de ce périple est le pont suspendu Capilano. Pour nous y rendre il faut donc passer par Stanley Park, prendre le Lions Gate Bridge, parcourir quelques kilomètres et enfin arriver à destination. Nous avons donc parcouru une bonne distance dans le parc et arrivons presque au pied du pont. Dommage il fallait arriver par en-haut. Il fallait bien un peu de difficulté pour ce périple. Mais on se serait bien passée de grimper la côte à pied, car concrètement à vélo ce n’était pas faisable, à par si notre niveau dans ce domaine revenait à faire les JO dans la catégorie VTT. Nous arrivons enfin en haut, sauf que nous sommes du mauvais côté et qu’il n’y a aucun moyen de traverser cette route à 2 fois 3 voies. Nous longeons donc la route en nous éloignant du pont à la recherche d’un passage pour traverser. Nous le trouvons et refaisons le même trajet en sens inverse. Nous arrivons enfin sur ce fichu pont, le temps de faire une petite pause et nous le traversons. Lorsque que nous apercevons la descente pour rejoindre l’autre rive on se dit que nous ferons certainement le retour à pied tant la pente est raide, mais nous n’y sommes pas encore, nous verrons bien.

Le pont franchi, les kilomètres parcourus (non sans mal), nous arrivons à destination.

C’est un lieu en pleine nature, aménagé sur les flanc d’un massif. Comme nous arrivons à l’heure du déjeuner nous commandons notre repas dans leur “restaurant”, des plats locaux. Rassasiées après notre effort physique nous commençons enfin la visite de ce lieu “incontournable”, qui est plutôt agréable. Nous commençons par emprunter le fameux pont suspendu, et c’est vrai que c’est assez surprenant de se sentir suspendu au-dessus d’une vallée au creux de laquelle s’écoule une rivière. Au terme de la traversée, le parc propose de se promener en haut des arbres en empruntant des ponts eux aussi suspendus, de se promener le long des chemins aux abords desquels on peut en apprendre plus sur la faune et la flore des environs.

Le parc visité après quelques heures nous repartons avec nos vélos. C’était effectivement un lieu incontournable, quelque chose qu’il fallait voir, qu’il fallait faire. Et comme tout lieu touristique il avait son lot de touristes, toujours un peu trop nombreux. Le retour s’effectua sans descendre du vélo. Et oui, la pente qui nous paraissait infaisable nous l’avons fait sans poser le pied à terre. Enfin si, arrivées en haut du pont nous nous sommes arrêtées quelques minutes. Mais comme l’a dit Julie “en fin de compte on se mets nous même des limites”. Ensuite nous avons continué dans Stanley Park avant de rendre nos vélos et retourner à l’appartement.

 

Pour cette journée, même si le pont suspendu était une activité intéressante, c’est surtout notre périple à vélo que j’ai aimé. Nous nous étions lancées dans cette petite aventure avec l’objectif de le faire à vélo et nous avons atteint notre but. Et puis on s’est bien marrées en plus!
Pour les photos c’est pas ici : https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpNzMtQjZMVjBXeFU 

Par temps de pluie, les lieux couverts tu feras

La nuit orageuse annonçait une journée pluvieuse, mais qu’à cela ne tienne, nous avions réfléchie au programme de la journée en nous adaptant au temps et avions préparé nos imperméables.

 

Le programme de la journée était simple, retourner en centre ville et voir les lieux que nous n’avions pas vu la veille, c’est à dire le quartier de Yaletown, la bibliothèque de Vancouver et son architecture qui faisait un peu penser au colisée et la cathédrale Holy Rosary. On avait même prévu de voir les deux principaux centres commerciaux. Ces derniers sont un peu comme ceux du Portugal, un étage ou espace réservé à la restauration avec des tables disposées au centre pour que chaque personne commande selon sa préférence tout en mangeant ensemble, et le reste du lieu réservé aux magasins. La différences c’est que les centres commerciaux sont plutôt en sous-sol, ,mais ce n’est peut être le cas que dans Vancouver, nous verrons.

A pied rejoindre le centre ville était simple, d’autant plus sans nos sacs à dos. On commença par prendre un café dans la rue où commençait à pousser les immeubles. On y précisa notre parcours et mangea de délicieux scones.

Retour sous la pluie, qui n’était pas désagréable, elle ne gâchait pas la balade. Lorsque la pluie était trop présente nous en profitions pour faire les centres commerciaux et les magasins de souvenirs. Et oui car nous sommes peut être des voyageuses aventurières nous n’avons pas pu résister à une session shopping… Après quelques achats nous nous sommes arrêtées dans un restaurant/brasserie qui proposait un grand nombre de bières différentes. Les doses ne sont pas les mêmes qu’en France, le degré d’alcool non plus, nous avons donc pris notre temps pour déguster notre bière, le temps de laisser passer l’averse.

Cette journée se terminant, nous sommes retournées chez René en longeant le “Coal Harbour”. Nous pensions pouvoir manger avec lui, mais il a dû rester plus longtemps à son travail. Il est professeur et devait finir les préparatifs pour la pièce de théâtre qui avait lieu le lendemain.

Une journée de plus sous le ciel de Vancouver, il ne restait plus qu’une journée avant notre départ pour l’île de Vancouver où se trouvait notre premier Wwoof.

 

Pour les photos, c’est par ici (copier le lien) :

https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpOEZSMFNvekp4OXc

Vancouver, Wonderful place to be

Accompagnées de nos 15kg sur le dos, nous partons donc à la découverte du centre ville de Vancouver. Nous avons de la chance le soleil est de la partie.

 

Nous commençons notre périple en bifurquant dans une rue perpendiculaire à celle de notre hôtel afin de ne pas refaire le même trajet que la veille au soir. Nous tombons sur un petit parc, parfaitement entretenu, en bord de mer, avec comme principal voisin les docks (petite pensée pour la ville du Havre récemment visitée).

Après avoir traversé le parc nous décidons de rejoindre le centre ville, car là où nous sommes actuellement, il n’y a pas âme qui vive. Nous nous retrouvons comme coincées en contrebas de la ville, au niveau d’un pont d’embarquement pour ferries et ne trouvons aucun moyen de remonter vers la vie citadine. C’est à ce moment qu’une femme presque sortie de nul part, nous indique qu’il y a un ascenseur à deux pas et qu’il faut choisir le niveau “P1”. Première rencontre plutôt inattendue mais bien appréciée car sans elle il était impossible de trouver cet ascenseur bien caché. Apparemment nous avions déjà l’air perdues.

Notre tour du centre ville peut vraiment commencer. Nous commençons par le Canada Place et le “Vancouver Convention Centre” où nous prenons un café. Puis nous repartons parcourir la ville pour voir les lieux dit “incontournables” que nous avions repéré : le quartier de Waterfront, Gastown, la Vancouver Steam Clock,… Petite pause déjeuner à Chinatown, pour notre premier repas ce n’est pas très local et pourtant on pourrait le croire tant la communauté asiatique est présente dans cette ville. Elle y est presque la plus représentée. Notre repas terminé, nous prenons la direction d’un chemin qui longe False Creek.

C’est une ballade très agréable malgré nos 15kg à porter. La plupart des gens que nous croisons donne une impression de (sérénité), c’est une ville où on ne ressent aucun stress, les gens ne courent pas dans tous les sens, ils ne sont pas pressés comme on peut les voir à Paris, les seules personnes qui courent sont les joggeurs. Les constructions plutôt modernes se fondent parfaitement dans le paysage et passent inaperçues. En longeant la baie nous traversons plusieurs parcs, les gens s’y allongent en maillot de bain sans que cela ne gêne personne. Nous faisons d’ailleurs de même, nous lâchons nos sacs et nous allongeons dans l’herbe pendant quelques minutes. L’ambiance de cette ville me fait un peu penser à celle de Londres mais avec ce sentiment de bien-être plus marquée et ce petit quelque chose en plus. Cette ville me plaît, je n’arrête pas de le répéter à Julie, “je pense que je vais rester ici en fait”.

Nous reprenons notre chemin, et gagnons un endroit du port où il est possible de monter à bord des “Aquabus” afin de rejoindre Granville Island où il existe un “public market”, le genre de grande halle comme on a chez nous, où sont vendus tous les produits locaux (légumes, fruits, alcools, charcuterie, boucherie, produits artisanaux,…). Après ce petit tour au milieu des stands nous nous offrons une bière dans un bar à côté de notre “arrêt” d’Aquabus. Nous discutons un peu avec la serveuse, nos gros sacs à dos éveillent la curiosité des gens. Après lui avoir expliquer un peu notre parcours, nous lui demandons s’il est vrai que la plupart des métiers du même type que le sien sont essentiellement rémunérés par les pourboires. Il s’avère que oui, leur part fixe n’est pas très élevée. Elle nous fait comprendre que les français n’ont pas cette culture du pourboire et qu’ils sont rarement appréciés en tant que touristes. Dorénavant avec Julie, nous laissons systématiquement des pourboires.

Nous reprenons notre petit Aquabus coloré et regagnons notre chemin de tout à l’heure. Il débouche sur une plage que nous longeons tout du long. Décidément je ne pense vraiment pas revenir. Vancouver est magnifique, harmonieuse et agréable, il n’y a rien qui dépasse, elle est presque parfaite et je n’arrive pas à lui trouver de défaut.

 

Après une petite pause sur la plage nous nous dirigeons vers la rue de notre hébergeur, René, l’ami d’un ami de Julie. Il habite un appartement le long de Stanley Park, lieu de vie idéal. Le logement est de taille moyenne mais qui correspond très bien à une personne seule, parfaitement aménagé et décoré d’une façon qui en dit long sur le personnage. Le style est épuré, chaque chose à sa place, rien d’inutile, des objets qu’on penserait tout droit sortis d’une galerie d’art. Ca plait ou ça ne plait pas mais ce qui est sûr c’est que René a du goût. Et il a aussi un ami à quatre pattes, dont je n’ai pas compris le nom. A notre arrivée nous avons posé nos sacs et René nous a proposé de l’accompagner promener le chien, un braque allemand. En invitées sociables nous avons accepté. Nous voilà de nouveau parties pour une autre balade dans Stanley Park. C’est une heure plus tard et lorsque René nous a dit que c’était le chien qui décidait de la balade, que nous avons compris qu’elle ne serait pas petite, et épuisée par notre journée de marche et nos 15kg trimballés dans le centre ville, nous n’espérions qu’une chose, c’est qu’elle se termine.

Après près de 2h de marche, nous sommes rentrées sans René qui a finis sa balade sur un banc du parc, et sans même nous en rendre compte, nous étions déjà en train de dormir. Une première journée bien remplie.

Pour les photos, c’est par ici (copier le lien) : https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpQkJ2VGsxMzRzNUk

Nos premiers pas, notre première nuit

Nous venons de passer le contrôle de douane. C’est bon, nous sommes autorisées à entrer sur le territoire canadien, le motif de notre venue pour 3 mois est accepté. C’est qu’ils seraient capable de te refuser sans états d’âme.

 

Récupération de nos bagages, notre sac à dos pour 3 mois, puis direction la station de métro qui nous mènera jusqu’au centre de Vancouver. De là nous n’aurons qu’à prendre un bus qui nous déposera tout proche de notre chambre d’hôtel. Jusque là tout va bien, pas de soucis, la seule chose c’est qu’en arrivant un dimanche, les bus sont moins nombreux dans les rues, nous attendons donc un certain temps. Un peu trop, et déjà fatiguée de notre trajet en avion, nous décidons de nous rendre à notre premier point de chute à pied pour gagner un peu de temps, après tout ce n’est qu’à 1,9 km… Nous constatons en parcourant Hasting Street, longue rue où se situe l’hôtel, que c’est la rue la plus mal fréquentée de la ville. Les personnes qui la fréquentent ne sont pas dangeureux du tout, juste en marge, ce sont des sans abris et des drogués pour l’essentiel. Chaque grande ville possède son lot de population en marge, de laissés pour compte, mais ce qui frappe à Vancouver c’est qu’ils se concentrent tous au même endroit, ils sont d’une certaine façon une communauté.

 

Nous arrivons à notre hôtel avec la seule envie de lâcher nos sacs de 15kg, retirer nos chaussures et se laisser tomber dans notre lit. C’est d’ailleurs exactement ce qui va se produire. Le temps de s’allonger et nous dormions déjà, je n’ai même pas pris le temps de me changer. Je pensais fermer les yeux quelques instants histoire de récupérer de cette marche, mais c’est plusieurs heures qui ont défilées.

Le décalage horaire m’a fait me réveiller à 2h du matin heure locale. En ouvrant les yeux j’avais droit à une vue sur le centre de Vancouver avec toutes ses lumières colorées. Notre chambre d’avant rien d’exceptionnelle mais cette vue qu’elle m’offrait me donna un sentiment de satisfaction, j’y était enfin dans cette ville canadienne.
Au réveil nous étudions les différents endroits de la ville à voir, nous élaborons notre trajet dans les grandes lignes. Le temps de nous préparer et nous étions parties.

 

Pour les photos c’est par ici (copier le lien) : https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpcVhfNWhkTVF2azg

Et au-dessus des nuages, le bleu du ciel

Après 11h de vol et une escale de 7h50 en Islande, nous commençons notre descente vers Vancouver.

 

Voyager en avion reste pour moi une expérience unique, ce n’est jamais la même ambiance. Les avions déjà sont différents, plus ou moins gros, plus ou moins confortables, plus ou moins bien équipés. Les conditions météorologiques ne sont jamais les mêmes non plus, on peut décoller sous la pluie ou par beau temps et il en est de même de l’atterrissage. L’une des choses qui reste identique c’est qu’il fait toujour beau au dessus des nuages. Ca parait logique comme ça, mais ça m’avait frappé lors de mon premier vol. Je décollais de Beauvais par un temps couvert, et quelques minutes après le décollage, le temps de traverser les quelques nuages, on arrivait dans un autre monde, celui qui existe au-dessus de cet océan de coton. C’est un paysage dont je ne me lasserai jamais.

 

Par ciel dégagé les paysages sont bien évidemment différents aussi, on peut voir l’océan, des zones montagneuses, d’autres urbaines ou encore les campagnes. Sur le vol entre Reykjavik et Vancouver, nous avons eu la chance avec Julie de contempler les terres du Groenland et de constater l’effet néfaste du réchauffement climatique. Au début je n’avais pas fait la distinction, je pensais que ce paysage blanc était les nuages, mais c’est Julie qui m’a fait remarqué que c’était bien de la neige et non mon coton. C’était magnifique. Au début nous apercevions ce qui devait être une banquise qui se morcellait. Puis au fur et à mesure que l’avion continuait sa route, nous pouvions observer des reliefs recouvert de leur manteau blanc. On pouvait également deviner que l’eau s’était frayé un chemin au milieu de ces montagnes, nous avons même aperçu un endroit où l’eau n’était pas recouverte par la neige et nous laissait admirer sa belle couleur turquoise.

 

Le survol du Canada a débuté par une région au Nord parsemée de point d’eau, on ne devinait aucune habitation, mais à 11 586m d’altitude je peux me tromper, juste une étendue partagée entre de l’eau et des terres et au loin un lac dont on ne voyait pas la rive opposée.

Après quelques heures encore et plusieurs tentatives de sommeil loupées, nous survolons les Rocheuses, puis enfin le but se dévoile à l’horizon.

Déjà vu du ciel Vancouver tient toutes ses promesses. On découvre une ville très étendue, avec des rues parfaitement quadrillées, de la verdures à chaque endroit où nos yeux se posent, de l’eau qui entourent ses îles. Cette ville donne l’impression d’être harmonieuse. Et n’oublions pas toutes ces montagnes qui l’entourent ainsi que ces grands parcs boisés.
Ca y est, l’avion entame sa descente et nous touchons enfin le sol, l’aventure canadienne peut commencer.

Premier jour du reste de ma vie

 

C’est aujourd’hui le grand départ. Ça aurait pu être n’importe quel pays, il y en a tant à découvrir, mais pour ce premier voyage grand format version backpack ça sera le Canada.

 

L’idée de ce voyage c’est Julie qui l’a eu, mon amie d’enfance. Pour elle ce n’est pas le premier, c’est d’ailleurs au cours de son voyage en Espagne qu’elle m’a annoncé sa décision de partir au Canada pour quelques mois, son billet était déjà acheté. Et c’est avec une spontanéité qui ne me ressemble pas que je lance l’idée de partir toutes les deux. C’était il y a neuf mois, et cette idée est devenue une réalité.

Moi, Camille, “fille dans les clous” venait de prendre la décision de partir à l’aventure. Pour la première fois je me lançais dans un projet qui avait des conséquences relativement importantes pour moi comme quitter mon job, annoncer le départ aux membres de ma famille, que je n’avais pratiquement jamais quittés, pour partir aussi loin et pendant trois mois et qui ne comprendraient peut être pas ma démarche. Mais c’est chose faite aujourd’hui et depuis ces neuf mois tout se déroule bien. Je n’ai aucun regrets, bien au contraire, car depuis l’annonce de ce départ il y a eu beaucoup de bonnes surprises, de la compréhension, du soutien et de l’encouragement venant de tellement de personnes.

 

Après quelques heures de sommeil dans notre hôtel de Roissy, nous nous sommes levées tôt pour prendre notre avion à 8 heures ce matin. Prendre une navette qui nous amenait à une autre navette, débarquer dans cet aéroport gigantesque comparé aux petits aéroports dont j’avais l’habitude, s’étonner de voir que le personnel de l’aéroport a du mal à dire “bonjour” de bon matin, du coup s’empresser de rejoindre la zone d’embarquement, prendre 15 minutes pour se faire un p’tit déj’ moquette, sortir une énième fois notre passeport au moment d’embarquer, traverser le couloir jusqu’à l’avion et nous poser dans nos fauteuils et là, le moment que je préfère, le décollage.

L’avion doit rejoindre la piste de décollage, et pour la première fois j’étais dans l’avion qui passe au-dessus de l’autoroute A1. Je ne suis pas dans la voiture qui m’emmène voir ma famille dans le Nord, je ne lève pas non plus rapidement les yeux pour voir si on peut apercevoir un avion passer au-dessus des voies. Cette fois je suis celle qui regarde les voitures passées, et à cette heure-ci il n’y en avait pas beaucoup. Ensuite, lorsque l’avion est dans sa trajectoire, sentir les vibrations dû aux moteurs qui se préparent au décollage, être clouée au fond de son siège par la puissance de l’accélération et là deviner le moment où les roues quittent le sol et où nous nous envolons pour de bon. Il ne reste plus qu’à observer les paysages se rétrécir à mesure que nous prenons de l’altitude, et là au loin voir l’horizon, notre destination…