Notre arrivée à Fanny Bay, deuxième Wwoof !

C’est le moment de repartir vers la suite de cette aventure. Nous devons rejoindre Parksville, attraper un bus et prendre la direction de Buckley Bay où nous attends notre second Wwoof.

 

Nous partons donc de notre petite chambre avec une pluie fine pour nous accompagner. C’est un premier habitant de Ucluelet qui se propose de nous avancer jusqu’à l’intersection qui mène soit à notre destination, soit Tofino. Après 20 minutes d’attente, un couple d’allemand (encore) s’arrête et nous conduit jusqu’à notre destination, Parksville. Pour revenir sur notre expérience de “pouce levé”, dans l’ensemble ce sont souvent des gens du coin qui ont l’habitude des auto-stoppeurs soit des allemands en vacances qui s’arrêtaient. Les grosses et belles voitures ne s’arrêtent que très peu. Ce couple originaire d’Allemagne mais vivant en Australie, était venu en vacances au Canada. Ils avaient déjà passé quelques temps dans les Rocheuses et nous confirmèrent que c’était un spectacle magnifique. Ils nous racontèrent des anecdotes avec les animaux, dont les ours. Lorsque nous sommes arrivées à destination, ils nous ont fait cadeau de leur spray à ours. Oui oui c’est bien ça, un pshit-pshit anti-ours. C’est très rassurant, car il est extrêmement conseillé d’en avoir sur soi. Au moins maintenant on est équipé grâce à notre gentil couple allemand.

Petite pause déjeuné dans un de leur fast-food et nous voilà reparties vers notre arrêt de bus à 20 minutes à pied. Le lieu de l’arrêt de bus est complètement improbable, il est situé sur le parking d’un autre fast-food et manque de bol, le local où nous devions retirer notre billet est fermé. Il était indiqué sur leur site qu’il était ouvert le dimanche, mais la petite pancarte sur la porte nous informe du contraire. Nous allons donc croiser les doigts pour que le conducteur nous accepte tout de même dans son bus car sinon ça sera de nouveau une session “pouce levé”. Comme nous avons deux bonnes heures d’attente avant l’arrivée du bus nous repartons en direction d’un Tim Horton aperçu sur le chemin, un fast-food spécialisé dans le café. En y entrant, on a remarqué avec Julie qu’il y avait énormément de personnes “d’un certain âge” qui fréquentaient ce genre de lieu, les fast-food en général. Contrairement à ce qu’on voit en France où ce sont essentiellement des jeunes ou des familles. Connaissant la durée de l’attente, nous avons choisi de nous installer confortablement dans des fauteuils. Puis à 30 minutes du  départ du nous sommes retournées à l’arrêt. Mais nous aurions pu y rester plus longtemps dans ces fauteuils car le bus est arrivé avec 30 minutes de retard. Voici donc le moment fatidique pour savoir si notre attente en a value la peine ou si on aurait mieux fait de lever le pouce depuis 3 heures. Donc concrètement notre réservation faite la veille au soir n’avait pas eu le temps d’arriver dans leur “fichier” et nous avons dû payer de nouveau nos billets. L’arrangement était que le chauffeur attendait un retour de son collègue le temps du trajet jusqu’à Buckley Bay et qu’il nous remboursait si tout était ok. Et comme c’était bien le cas, il nous redonna nos sous à l’arrivée.

Entre temps nous avions prévenu Hanna, notre nouvelle logeuse pour 15 jours, de notre arrivée sur Buckley Bay car elle devait venir nous chercher à l’arrêt de bus. Nous n’avons eu un retour de sa part que 40 minutes plus tard, comme quoi elle venait nous chercher. Elle arriva très rapidement après son message. Elle était une femme d’une cinquantaine d’année. Elle nous amena donc à sa maison qui se trouvait à 800 m de l’arrêt de bus/station service. Nous arrivions enfin à destination après 10 heures de “voyage” pour un trajet qui n’en demanderait en temps normal que 3 heures tout au plus.

Au fur et à mesure qu’on avançait dans son allée, on apercevait la maison qui se dévoilait. C’était une grande maison sur trois niveaux, il y avait également plusieurs bâtiments qui entouraient la maison, une écurie qui servait de dépôt pour son association pour les chats, un grand garage, un local où se trouvaient les vélos, et deux petits bâtiments qui abritaient les poules, l’un pour celles qui serviraient plus tard de repas et un pour celles qui pondaient les oeufs. Le tout entouré d’un immense jardin, avec un petit potager bien garnis et un enclos pour les 6 alpagas (lamas). D’ailleurs, la première fois que je les ai vu je me suis retenue d’exploser de rire tellement leur allure était à mourir de rire. En entrant dans la maison, on fit la connaissance des autres petites bêtes : 3 chats et 3 chiens dont l’un était à Ruth, la soeur de Hanna. Tous les animaux avaient soit une maladie soit un problème physique, un oeil aveugle, une queue tordue, une patte en moins, des soucis d’articulation aux pattes arrières, mais leur point commun c’est que toutes ces petites bêtes sont adorables et ne demandent que des câlins.

Le temps de poser nos affaires et de nous montrer la maison, Hanna nous emmena dehors pour une petite balade histoire de faire le tour du propriétaire et de nous montrer les quelques gestes qui deviendront rapidement notre quotidien. Hanna nous expliqua tout ce qu’il fallait savoir pour la nourriture des animaux, elle nous expliqua également que tous les matins nous aurions une liste de choses à faire dans la journée et que lorsque c’était fini, nous faisions ce que nous voulions. Elle nous laissait une voiture à disposition et avait préparé tout un tas de dépliants sur les activités du coin.

 

Ce second Wwoof s’annonçait bien différent du premier et tout aussi intéressant, c’était une organisation différente, un mode de vie différent également. Et le lendemain nous en aurions un premier aperçu.

 

Pour les photos c’est par ici : https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpM2ktR1ltY2szUlk 

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