Ucluelet et Tofino : chez les authentiques, les bobos et les surfeurs

Il n’y aurait pas grand chose à raconter pour la journée du jeudi, nous n’avons pratiquement rien fait. Les deux jours qui ont suivis étaient un peu plus actifs.

 

Nous avons donc passé notre première journée de week-end prolongé à ne rien faire, juste à rester tranquillement dans notre belle chambre, il pleuvait des cordes c’était donc propice au repos complet. Nous nous sommes seulement décidé à sortir en fin de journée car on entendait un lion de mer qui n’avait pas l’air très loin. Et nous avons bien fait car il était effectivement à quelques pas de notre chambre. Il était à la surface de l’eau dans une position assez particulière, comme s’il prenait le soleil qui était pour le coup inexistant. Ce fut notre seule activité de la journée avec un petit aller-retour sur la côte.

 

Le lendemain, comme le temps devait être plus agréable nous avions décidé de rejoindre Tofino à 38 km de Ucluelet. Même système de locomotion que le mercredi, on a levé le pouce en attendant de voir quelqu’un s’arrêter. Arrivées au bout de la ville à pied et après quelques minutes d’attente, une dame s’est arrêtée et nous a avancé de quelques kilomètres. Elle nous expliquait que Tofino était surtout peuplé de bobos à la canadienne, les citadins qui viennent passer leur week-end en bord de mer, elle les a appelé les “yuppies”. Nous avons ensuite fait la fin du trajet avec un couple allemand qui se rendait également à Tofino, en même temps c’était la seule route.

Tofino est une ville plutôt agréable, on voit tout de suite qu’elle est plus touristique que Ucluelet. Il y a plus de magasins, de restaurants, la ville est plus attrayante, les bâtiments ont l’air plus récents ou en tout cas plus entretenus. Une vraie petite ville de vacanciers. Nous avions prévu de nous programmer une session Kayak mais la température nous fit changer d’avis. On a du coup plutôt opté pour l’attraction touristique phare des villes côtières, l’observation des baleines. Nous avons fait une réservation avec Jamie’s, entreprise spécialisée depuis plusieurs années et qui garantit de voir au moins des baleines grises. En attendant notre départ, on est retourné dans le centre de la ville pour grignoter un morceau et acheter notre cachet pour éviter les nausés… ça serait dommage de ne pas profiter du spectacle sur leur super zodiac. De retour à Jamie’s pour l’embarquement nous enfilons nos magnifiques combinaisons et c’est parti pour 2h15 de bateau. La balade était sympa, les paysages vraiment différents que ce qu’on peut voir par chez nous. Après pour ce qui concerne les baleines, oui nous en avons vu, surtout leur dos et leur geysers, mais pas plus. Il y avait une petite déception car forcément quand on voit leur brochure on se dit qu’on va voir les mêmes choses mais ce n’est pas tout les jours que ça arrive. Après se dire qu’on a pu en approcher ou du moins se trouver à proximité de baleines restait une expérience plaisante et peu commune. Nous avions fait notre attraction touristique de la journée. Nous avons ensuite fait un tour dans la ville avant de prendre la direction des plages. La carte que nous avions prise à l’office de tourismes indiquait qu’elles n’étaient pas loin. Après 20 minutes de marche on s’est aperçu qu’elle n’était pas vraiment à l’échelle et nous avions encore une bonne distance à parcourir. Autant dire que lorsqu’on a pu marcher sur le sable c’était la libération. La plage était vraiment belle, là encore un paysage que nous n’avons pas l’habitude de voir. Il y avait tout du long un camping et d’autres sites d’hébergement plutôt atypiques qui avait l’air assez confortable. Nous n’avons pas pu y passer beaucoup de temps car il était déjà bientôt 19h et nous devions trouver une âme charitable pour nous ramener en stop. La première âme était un surfeur et la seconde une habitante de Ucluelet qui habitait en fin de compte juste à côté de notre chambre.

 

Le samedi nous avions prévu de faire la randonnée de Ucluelet, le “Wild Pacific Trail”, environ 8km, avec une partie loupe pour rejoindre le phare de la ville, qui n’est pour le coup pas aussi beau que les phares français, puis la randonné continuait tout le long de la côte jusqu’à l’autre bout de la ville, même un peu plus loin. C’était une randonnée magnifique, le beau temps était de la partie, sauf sur la fin lorsqu’on était sur le retour. Un chemin balisé, bien entretenu, qui mettait nos jambes à l’épreuve mais très largement faisable. Nous avons terminé la rando en rentrant par la route ne voulant pas revenir sur nos pas. Et nous avons bien fait car nous sommes tombées sur une petite boutique très sympa. La randonnée nous avait là encore offert de beaux spectacles. De retour à la chambre, nous faisions nos dernières lessives à la main, et préparions notre package pour le retour vers la côte Est et notre second Wwoofing.

 

Cette côte Ouest vaut le détour, lieu de prédilection des surfeurs, ces deux villes font parties des incontournables de l’île de Vancouver et maintenant nous savons pourquoi. Avec une météo plus clémente, nous aurions pu en voir plus mais nous en avions vu déjà assez pour comprendre la hausse de fréquentation à la belle saison.

 

Pour les photos c’est par ici : https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpNnNiLTVSUnFoZzQ 

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