Ucluelet et Tofino : chez les authentiques, les bobos et les surfeurs

Il n’y aurait pas grand chose à raconter pour la journée du jeudi, nous n’avons pratiquement rien fait. Les deux jours qui ont suivis étaient un peu plus actifs.

 

Nous avons donc passé notre première journée de week-end prolongé à ne rien faire, juste à rester tranquillement dans notre belle chambre, il pleuvait des cordes c’était donc propice au repos complet. Nous nous sommes seulement décidé à sortir en fin de journée car on entendait un lion de mer qui n’avait pas l’air très loin. Et nous avons bien fait car il était effectivement à quelques pas de notre chambre. Il était à la surface de l’eau dans une position assez particulière, comme s’il prenait le soleil qui était pour le coup inexistant. Ce fut notre seule activité de la journée avec un petit aller-retour sur la côte.

 

Le lendemain, comme le temps devait être plus agréable nous avions décidé de rejoindre Tofino à 38 km de Ucluelet. Même système de locomotion que le mercredi, on a levé le pouce en attendant de voir quelqu’un s’arrêter. Arrivées au bout de la ville à pied et après quelques minutes d’attente, une dame s’est arrêtée et nous a avancé de quelques kilomètres. Elle nous expliquait que Tofino était surtout peuplé de bobos à la canadienne, les citadins qui viennent passer leur week-end en bord de mer, elle les a appelé les “yuppies”. Nous avons ensuite fait la fin du trajet avec un couple allemand qui se rendait également à Tofino, en même temps c’était la seule route.

Tofino est une ville plutôt agréable, on voit tout de suite qu’elle est plus touristique que Ucluelet. Il y a plus de magasins, de restaurants, la ville est plus attrayante, les bâtiments ont l’air plus récents ou en tout cas plus entretenus. Une vraie petite ville de vacanciers. Nous avions prévu de nous programmer une session Kayak mais la température nous fit changer d’avis. On a du coup plutôt opté pour l’attraction touristique phare des villes côtières, l’observation des baleines. Nous avons fait une réservation avec Jamie’s, entreprise spécialisée depuis plusieurs années et qui garantit de voir au moins des baleines grises. En attendant notre départ, on est retourné dans le centre de la ville pour grignoter un morceau et acheter notre cachet pour éviter les nausés… ça serait dommage de ne pas profiter du spectacle sur leur super zodiac. De retour à Jamie’s pour l’embarquement nous enfilons nos magnifiques combinaisons et c’est parti pour 2h15 de bateau. La balade était sympa, les paysages vraiment différents que ce qu’on peut voir par chez nous. Après pour ce qui concerne les baleines, oui nous en avons vu, surtout leur dos et leur geysers, mais pas plus. Il y avait une petite déception car forcément quand on voit leur brochure on se dit qu’on va voir les mêmes choses mais ce n’est pas tout les jours que ça arrive. Après se dire qu’on a pu en approcher ou du moins se trouver à proximité de baleines restait une expérience plaisante et peu commune. Nous avions fait notre attraction touristique de la journée. Nous avons ensuite fait un tour dans la ville avant de prendre la direction des plages. La carte que nous avions prise à l’office de tourismes indiquait qu’elles n’étaient pas loin. Après 20 minutes de marche on s’est aperçu qu’elle n’était pas vraiment à l’échelle et nous avions encore une bonne distance à parcourir. Autant dire que lorsqu’on a pu marcher sur le sable c’était la libération. La plage était vraiment belle, là encore un paysage que nous n’avons pas l’habitude de voir. Il y avait tout du long un camping et d’autres sites d’hébergement plutôt atypiques qui avait l’air assez confortable. Nous n’avons pas pu y passer beaucoup de temps car il était déjà bientôt 19h et nous devions trouver une âme charitable pour nous ramener en stop. La première âme était un surfeur et la seconde une habitante de Ucluelet qui habitait en fin de compte juste à côté de notre chambre.

 

Le samedi nous avions prévu de faire la randonnée de Ucluelet, le “Wild Pacific Trail”, environ 8km, avec une partie loupe pour rejoindre le phare de la ville, qui n’est pour le coup pas aussi beau que les phares français, puis la randonné continuait tout le long de la côte jusqu’à l’autre bout de la ville, même un peu plus loin. C’était une randonnée magnifique, le beau temps était de la partie, sauf sur la fin lorsqu’on était sur le retour. Un chemin balisé, bien entretenu, qui mettait nos jambes à l’épreuve mais très largement faisable. Nous avons terminé la rando en rentrant par la route ne voulant pas revenir sur nos pas. Et nous avons bien fait car nous sommes tombées sur une petite boutique très sympa. La randonnée nous avait là encore offert de beaux spectacles. De retour à la chambre, nous faisions nos dernières lessives à la main, et préparions notre package pour le retour vers la côte Est et notre second Wwoofing.

 

Cette côte Ouest vaut le détour, lieu de prédilection des surfeurs, ces deux villes font parties des incontournables de l’île de Vancouver et maintenant nous savons pourquoi. Avec une météo plus clémente, nous aurions pu en voir plus mais nous en avions vu déjà assez pour comprendre la hausse de fréquentation à la belle saison.

 

Pour les photos c’est par ici : https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpNnNiLTVSUnFoZzQ 

En route pour un week-end prolongé sur la cote Ouest de l’ile de Vancouver

Nous sommes le mercredi 14 juin et aujourd’hui nous devons dire au revoir à notre première famille d’accueil. Hier soir, Julie et Isa nous ont préparé un dîner à la française histoire de les remercier. Je les aurais bien aidé mais j’en avais pas trop envie, j’ai préféré les regarder faire.

 

Ce dernier repas était un moment vraiment très agréable, c’était le seul dîner que nous faisions tous ensemble. On avait fermé le market pile à l’heure avec même un peu d’avance et à 20h30 on était tous à table. Au menu c’était tarte salé à la française, mais ils sont tout de suite partis sur l’idée que c’était des quiches, puis un dessert multiple en petites portions : mousse au chocolat, panna cotta avec un coulis de fraise du jardin et petite feuille de menthe pour la déco (mon idée haha et ma maigre contribution à la préparation de l’événement), et tarte aux pommes à la française également. Ils se sont régalés! Ou ont menti pour nous le faire croire…  On avait en musique de fond une playliste “française” donc concrètement de l’accordéon histoire d’être à fond dans le cliché et Grant nous avait laissé prendre un verre de vin de sa confection. C’était une soirée très chouette, pleine de fou rire et de bonne humeur.

Le lendemain matin, nous sommes parties à pied au market avec Jeannine pour récupérer la voiture et acheter quelques petites douceurs pour les jours à venir. Melissa nous a fait cadeau de deux loafs, autant dire qu’on était ravie et nos kilos en trop aussi. Le moment des au revoir était venu, et au Canada on ne se fait pas la bise mais un “hug”, donc session câlins pour tout le monde. Un dernier coucou à Isa à travers la vitre et nous voilà en route pour Nanaimo où notre bus pour Parksville nous attend.

Arrivées à Parksville les choses sérieuses allaient commencer. L’idée pour nous était de rejoindre la côte Ouest de l’île, à Ucluelet, où notre chambre d’hôtes nous attendait pour 4 nuits. On s’était prévu un week-end repos et balade en bord de mer dans les deux villes les plus connues, notre point de chute et Tofino. Sauf que pour y aller on avait encore 147 km à faire soit deux heures de trajet en voiture sur la seule et unique route qui desservait ces villes. Et comme nous n’avions pas envie de payer 75$ de bus pour nous y rendre on avait opté pour l’auto-stop. C’est normalement en lisant ces lignes que les parents s’inquiètent et d’autres personnes dont les noms me suivent immédiatement à l’esprit.

Et bien tout s’est bien passé! Trop bien même. A Parksville, sur la route que nous avait indiqué la conductrice du bus, nous n’avions même pas fait trois mètres et pas encore levé le pouce qu’une femme s’arrêta. Elle nous déposa 50 km plus loin à Port Alberni. Ca nous avait déjà bien avancé. On marcha pendant 30 minutes pour rejoindre un lieu plus propice au “hichhiking”. On leva notre pouce et trois voitures plus tard un homme d’une cinquantaine d’année s’arrêta à son tour. Il nous expliqua que l’endroit n’était pas assez bien situé pour le stop et nous déposa 10 km plus loin. Le temps de descendre de la voiture et de relever le pouce et une troisième et dernière personne s’arrêta. C’était une jeune allemande, également en road trip pour quelques jours. Elle allait justement à Ucluelet, ce qui était parfait pour nous. De manière générale les gens étaient plutôt curieux et toujours très enthousiastes quand on leur disait qu’on venait de France. Enfin quand Julie le disait car je m’installais toujours à l’arrière et Julie devant pour faire la conversation au besoin. Il faut dire aussi qu’avec nos gros sacs à dos, on attirait un peu l’attention. Les gens étaient plutôt compatissants ou alors avaient un peu pitié de nous, au choix. En tout cas ils étaient souvent impressionnés de voir deux filles se lancer dans un trip de 3 mois au Canada. C’est quand on leur parlait de notre envie de faire la côte Est à vélo qu’ils commençaient à nous prendre pour des folles. Du coup le fait qu’ils nous disent ça nous donnait encore plus envie de le faire, peut être aussi par pur esprit de contradiction. Mais dans l’ensemble ils étaient tout de même admiratifs.

Après quelques heures de trajet et une petite sieste à l’arrière de la voiture, on arriva à Ucluelet. Notre chambre d’hôtes était plutôt bien située et bien aménagée. Une belle chambre dans les tons bleu, avec une salle de bain avec baignoire et une petite pièce pour ranger nos affaire. La porte était une petite baie vitrée avec une vue qui donnait sur la mer. Elle est devenue encore plus agréable lorsqu’un couple de bambi est venu nous faire coucou et que le soir venu on a pu entendre les lions de mer qui s’étaient installés un peu plus bas.

 

Le temps de faire quelques courses et de se faire couler un bon bain et nous pouvions enfin profiter de ces quelques jours de repos qui nous attendaient.

 

Pour les photos c’est par ici : https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpQ1I2U29ZeVNyWEE 

Isabelle, mais rapidement « Isa »

Lorsque Melissa et Grant nous ont prévenu qu’une française allait arriver deux jours après nous, notre première réaction avec Julie a été “pas une française…” C’est vrai quoi, on part pas à l’autre bout du monde pour retrouver des français. Et puis c’est aussi une partie des français qu’on ne supporte plus que nous quittions en venant au Canada. Pour ma part, le fait qu’une française arrivait, ça allait nous inciter à moins parler anglais et je pouvais dire adieu à mes potentiels progrès en anglais.

Résultat de tout ça, mon anglais ne s’est effectivement pas beaucoup amélioré mais je ne le regrette qu’à moitié, car sans Isa ces deux semaines n’auraient pas eu la même saveur.

De 6 ans notre aînée, Isa a tout lâché pour faire son PVT de deux ans au Canada. Les raisons de son départ lui appartiennent et je les garderai pour moi, mais je me suis beaucoup reconnue en elle. Ses envies d’autres choses, les questions qu’elles se posaient, celles qu’elles se posent encore, tout ça m’a rassurée d’une certaine façon. Je n’étais pas la seule dans ce cas-là, même si je le savais déjà, rencontrer des personnes dans le même état d’esprit que toi, et pouvoir en discuter avec eux c’est libérateur d’une certaine façon. On est pas si bizarre en fait.

Isa c’est aussi une fille géniale dans son tempérament, son attitude, dans sa façon de lier le mime à ses anecdotes, de les raconter tout simplement, de s’intéresser aux gens, à ce qu’ils font, de s’impliquer dans ce qu’elle fait, rien que de penser à elle en écrivant ces lignes ça me fait sourire. On a d’ailleurs tellement rit toutes les trois. Pour moi, Isa fait partie de ces rencontres qu’on oublie pas, que je n’ai pas envie d’oublier. J’espère pouvoir la recroiser, que ce soit peut être au Canada encore une fois ou même en France si elle revient un jour.
Merci pour ces fous rire, ces regards en coin pendant nos déjeuners trop silencieux, tes tentatives loupées pour les rendre moins pesant, ces discussions du soir, ces parties de cartes que t’avais pas l’air d’aimer plus que ça, nos partages de souvenirs, tes réflexions sur notre prise de poids inévitable, pour tes (gentilles) moqueries sur mon anglais, cette intolérance partagée, merci d’avoir fait partie de mon aventure.

Melissa, Grant et Jeannine, la famille Fong

Nous avons donc été accueillies par Grant, Melissa et Jeannine, leur fille, pendant 15 jours. Pour cette première expérience en wwoofing ils ont mis la barre très haute car ils ont été très accueillants, patients et vraiment gentils. Ils s’intéressaient à chacune d’entre nous, ce qu’on faisait chez nous, pourquoi on venait au Canada, la durée de notre séjour, ce qu’on venait faire.

C’est une famille très soudée et très unies, il n’y a qu’à regarder les murs du couloir et le frigo, ils sont recouverts de photos de famille, de remise de diplôme, de souvenirs de noël.

Grant et Melissa travaillent ensemble tous les jours, s’entraident et se soutiennent chaque instant. Il y a également Mandy, la soeur de Grant qui aide au market. On les sent fatigués le soir quand ils rentrent mais Melissa nous a expliqué que c’était un choix de vie qu’ils ne regrettaient pas comparé à ce qu’ils faisaient avant. Et même s’ils ne roulent pas sur l’or ils aiment leur quotidien. La seule chose un peu dommage par rapport à ce Wwoof, c’est que nous n’avons pas passé beaucoup de temps avec eux, car le market est très prenant. Nous étions avec eux quand ils nous donnaient les directives que ce soit à la ferme ou au market, mais sinon bien souvent Grant ne restait pas à la ferme et Melissa n’avait pas besoin de nous plus de quelques heures le matin pour l’aider à la cuisine. On passait donc la plupart du temps sans eux et nous prenions aussi les repas séparément. Ca m’a rassuré de savoir par Isa qu’il y a quelques mois, quand le market n’était pas encore ouvert pour la saison, l’ambiance était différente et qu’ils partageaient plus de moments ensemble.

Jeannine est une personne très agréable à vivre. Toujours très souriante, toujours quelque chose à dire, à poser des questions. Elle est marrante sans trop le vouloir, juste dans sa façon d’être, de raconter ses anecdotes. En plus son accent me permettant de comprendre lorsqu’elle me parlait. C’est une personne lumineuse, une belle rencontre également.

 

Merci pour ces pies, cookies, banana loaf, ces repas du soir, ces session désherbage et transplantation, vos sourires, votre temps,…

Cassidy Farm : nos deux jours « off »

Chaque semaine nous avions droit à deux jours off, de repos. On avait donc décidé avec Julie d’en profiter pour aller visiter les deux “vraies” villes Ladysmith et Nanaimo proche de nous, de réserver notre prochains hébergements et de se reposer.

 

Le mercredi matin, Jeannine nous déposa à Ladysmith la ville la plus proche au sud. Elle nous avait expliqué que la ville était plus petite que Nanaimo mais aussi plus sympa. En plus il y a avait une randonnée à faire et le temps devait se gâter le lendemain alors autant y aller ce jour là. La randonné faisait une boucle et à mi-parcours un sentier menait à un lac, le “heart lake”. On commença donc la randonnée tranquillement, il n’y avait pas vraiment de relief pour le moment, le sentier était bien défini et le paysage plutôt agréable, celui du Canada, c’est à dire de la végétation bien présente avec des arbres gigantesque et toujours un cours d’eau qui s’écoule tranquillement entre les rochers formant de petites cascades. Nous arrivons à un panneau nous indiquant le sentier pour rejoindre le fameux lac. Le sentier en question était beaucoup moins bien défini et surtout le relief n’avait rien de comparable avec le chemin sur lequel nous marchions depuis quelques temps. C’était une montée avec un dénivelé important. En fait à chaque pas nous prenions de la hauteur. Nous avons bien marché pendant une heure de cette façon, on n’en voyait pas le bout, c’était interminable. Mais la récompense fut de taille. Après avoir passé quelques gros rochers, on aperçu le lac qui s’étendait au loin. C’était magnifique, nous étions seules à contempler ce spectacle, personne à l’horizon, c’était parfaitement calme et tranquille. On profita de l’endroit pour se poser et pique-niquer les sandwichs que Melissa nous avait préparé. On croisa tout de même une femme et son chien qui étaient venus se défouler un peu. Nous sommes reparties un peu plus tard sur nos pas pour retrouver le sentier initial, la descente parut encore plus longue que la montée. La fin de la randonné manquait un peu de charme comparé au début. Elle se terminait à l’autre bout de la ville et la plage que nous voulions rejoindre pour profiter un peu du soleil était à l’extrémité. Plutôt que de longer la highway, on décida de descendre en bord de mer et de longer la côte. On arriva sur une plage de galet et aperçu au loin la plage qui était en fin de compte plutôt un parc en bord de mer. On marcha donc plusieurs minutes sur ces galets avant de pouvoir atteindre notre but qui ne se rapprochait pas assez vite. Mais nous y sommes arrivées et on s’est enfin allongées dans l’herbe. Après une petite sieste, on s’est fait réveillées par une pluie fine qui nous a obligé à rejoindre le centre ville. Après avoir parcouru la rue principale, nous avons prévenu Jeannine pour qu’elle vienne nous récupérer comme c’était convenu et quelques minutes plus tard nous étions de retour à la ferme.

Le jour suivant le temps ne nous a pas permis de beaucoup sortir, il a plu une bonne partie de la journée. Comme prévu on a donc organisé la suite du voyage sur la côte Ouest de l’île et à Victoria. En fin de journée, Melissa était revenue à la ferme et nous avait proposé de nous déposer quelque part car elle avait des courses à faire. Je n’avais pas bien compris la destination, je pensais qu’elle pouvait nous déposer à la ferme des chèvres pas très loin de la nôtre alors qu’en fait pas du tout c’était pour aller à Nanaimo… Nous voilà donc dans la ville pour 3 heures et n’avions absolument rien préparé, pas d’itinéraire, pas de lieu d’intérêt. On se promena donc tout simplement le long des quais et dans les rues principales. Il n’y avait pas grand chose à voir, à part se faire pchiter du produit à vitre par une femme un peu dérangée tout en nous proposant gentiment  d’aller nous faire foutre et trouver des bouquins dans une petite boutique du centre ville, nous n’avons pas fait grand chose. Nous avons rejoint Melissa au point de rendez-vous prévu et sommes rentrées tranquillement à Cassidy pour ne plus rien faire de notre journée.

 

Les deux jours suivants c’était au tour de nos collègues de prendre leur jours off et nous serions donc que toutes les deux à travailler.

 

Pour les photos c’est par ici : https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpYmJnZ3hQZUhrazQ 

Cassidy Farm, après 16h c’est quartier-libre!

A partir de 16h, après nos 6h de travail journalières, nous avions du temps libre jusqu’à l’heure du dîner c’est à dire 19h15. On en profitait donc pour aller se balader en dehors de la ferme.

 

La ferme se situe dans un coin plutôt perdu. Cassidy c’est à mis chemin entre le quartier et une petite ville. C’est situé en proche de la “highway”, un genre d’autoroute à la canadienne, avec pratiquement aucun supermarché, pas de commerce, juste un pub et une supérette où tout est trop chère. Même s’il n’y avait pas grand chose aux alentours nous en profitions le plus souvent possible pour partir un peu de la ferme.

Notre première sortie avec Julie consistait à aller voir la rivière dont nous avait parlé Melissa, elle nous avait indiqué le chemin en nous expliquant rapidement comment nous y rendre. Mais pour arriver à cette rivière nous n’avons pas tout de suite pris le bon chemin, nous l’avons trouvé à la troisième tentative. L’endroit n’avait rien de particulier mais restait agréable, assez pour se poser et commencer à réfléchir à nos futurs projets sur l’île de Vancouver.

Notre second excursion était également à la rivière mais avec Isabelle cette fois-ci, notre nouvelle camarade frenchie arrivée quelques jours après nous. Grant et Melissa nous avaient indiqué un autre endroit pour se rendre à la rivière. Mais pour cela il fallait marcher le long de la highway… Cette idée ne rassurait pas trop Isabelle, “mère prudence” comme elle s’était  appelée à cette occasion, mais nous n’avions pas trop le choix, et puis Melissa nous a dit que c’était “safe”… Nous voilà donc parties le long de cette route à grande vitesse. Elles sont bien différentes de chez nous car première distinction, elles ont des feux tricolores à certains endroits. Après avoir marché une bonne distance, avoir rencontré une chaise sur notre route et donc avoir faire une séance photo avec, nous arrivons à un bois et un sentier qui nous mène tout droit à la rivière. Le lieu est plus sympa que la première fois mais sans rien d’exceptionnel non plus. Nous marchons un peu le long de la rivière, Isa nous fait une démonstration de ricochet, avec Julie nous essayons de l’imiter, sans grand succès. On se pose quelques minutes, parlons de tout et rien, rigolons de certaines situations et repartons sur nos pars pour retourner au market, c’est bientôt l’heure du dîner.

Notre troisième excursion était plutôt sportive. Julie souhaitait voir de gros animaux et Jeannine nous avait expliqué qu’il y avait une ferme de bisons pas très loin. Comme elle se situait à 7 km et qu’il n’y avait pas vraiment beaucoup de choix dans les trajets pour nous y rendre, on avait décidé d’y aller en vélo. On a donc emprunté ceux de la ferme en vérifiant au préalable leur état de fonctionnement. Mise à part qu’on ne pouvait pas changer les plateaux, ils roulaient à peu près. Nous voilà donc parties à trois pour cette fameuse ferme. Nous roulions parfois sur la route, parfois sur un chemin de cailloux et tout le trajet était fait de montées interminables et descentes libératrices. Après 45 minutes de pédalage dont quelques minutes sur le mauvais chemin par ma faute, nous arrivons enfin à la ferme, qui est fermé jusqu’au 19 juin. Dommage. Nous arrivons tout de même à apercevoir un bison, seul perdu dans son pré, presque caché derrière des arbres. On apprendra plus tard dans la journée par la propriétaire des lieux qu’ils en ont 110, donc concrètement on en a juste loupé 109. Nous prenons la route pour repartir mais cette fois via un autre itinéraire, que de la route bien lisse. Sauf que c’est à ce moment là que le seul frein qui fonctionnait encore sur le vélo d’Isa lâche. C’est pas comme-ci la route qu’on avait choisi de prendre n’était qu’une longue descente. La seule solution qui nous permettait de rentrer plus rapidement était, comme l’avait suggéré Isa, d’aller chercher le truck de Grant et de revenir la recherche elle et son vélo. Je commençais donc à pédaler le plus vite possible pour ne pas perdre trop de temps, j’avais 7 km à faire avec un petit passage sur la  highway. Heureusement c’était pratiquement qu’en descente je suis donc vite arrivée au market. Le temps d’essayer d’expliquer à Grant la situation (petit rappel, mon anglais ne vaut pas grand chose) et de lui demander ses clés et j’étais repartie. Les filles avaient déjà parcouru une bonne distance lorsque j’arrivais à leur hauteur. Toutes les trois dans le pick-up, les vélos à l’arrière, on retournait au market. En arrivant on apercevait déjà Grant et Melissa avec un grand sourire. Isa leur raconta l’épisode sportif comme elle sait si bien le faire et ça les a bien fait rire, nous aussi d’ailleurs. C’était notre première petite galère, mais c’est aussi ce qui donne du piquant aux aventures et de bons souvenirs.

Notre dernière petite excursion consistait à aller boire un verre au pub de Cassidy. C’était un dimanche, il y avait un peu de monde et on décida de s’installer toutes les trois dehors pour profiter du soleil. On profita de ce moment pour discuter de nos programmes, sur l’île, dans les Rocheuses. On parla aussi de nos envies de voyages, des raisons qui nous avaient poussées à partir, de ce qu’on était venue chercher, de pleins de choses plus ou moins sérieuse.

 

C’était un moment agréable entre frenchies, quelques jours avant notre départ.

 

Par ici pour les photos : https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpaGpueDVvMEZzaFk

Séjour en Wwoof à Cassidy Farm

Pour notre premier jour de travail le réveil fut compliqué, les suivants également car mine de rien, même si ce n’était que 6 heures de travail par jour ça fatigue pas mal de travailler dans une ferme, mais ça je le savais déjà.  

 

Nous devions commencer par apprendre à ouvrir et fermer le magasin afin d’être rapidement autonomes pour pouvoir les aider efficacement dans cette tâche. On ouvrait donc le magasin tous ensemble les deux premiers jours. Pour cette mission, il s’agissait de rentrer ou de sortir de la chambre froide tous les produits frais, les gâteaux, cookies et autres délices cuisinés par Melissa ainsi que les fruits et les légumes, les mettre en place ou les enlever des présentoirs qu’il fallait eux-mêmes mettre en place, vérifier les dates de fin de consommation, trier les fruits et légumes, alimenter le frigo des boissons, allumer ou éteindre les lumières,… bref tout pleins de petites tâches que nous nous partagions. Par la suite nous n’étions plus que 2 ou 3 à ouvrir et le soir c’était au tour des autres de fermer. Si on ouvrait, bien souvent nous aidions Melissa dans la préparation des gâteaux, soit en coupant la rhubarbe, en pelant les pommes, en collant les étiquettes sur les produits fraîchement sortis du congélateur et qui iraient trouver leur place sur les présentoirs, ou encore en préparant les plats pour la préparation des “pies”. Lorsque  nous étions de fermeture, il suffisait de tout ranger et de fermer les portes en vissant les cales pour bien sécuriser les lieux, autant dire qu’à la fin de ce séjour j’étais devenue une pro de la visseuse. Le petit plus du soir c’était la glace que nous proposait parfois Grant.

J’adorais ce petit magasin en bord de route, il ne payait pas de mine au premier coup d’oeil mais il offrait aux gens des produits fraîchement récoltés du jardin et des mets succulents, l’ambiance était également très agréable, c’était un lieu chaleureux.

Pour la partie travail à la ferme les tâches étaient très variées, quoique pas vraiment les premiers jours, les fraises nous ont occupées de longues heures. Il fallait transférer les pieds de fraises dans des pots plus grands, et donc faire des mélanges de terre et engrais qui pue mais pas trop quand même, puis aller positionner les nouveaux pots sur des tables bâchées pour la récupération de l’eau de pluie. Sauf qu’il y avait 1000 pieds à rempoter et au total 2000 qui recouvraient ces tables. Il y avait tellement de pieds que nous avons dû mettre en place de nouvelles tables, fabriquer les encadrements, découper les bâches. Au total cela a dû nous prendre 3½ de nous occuper de tout ça, à 5 wwoofeuses.

Nous avons également déconstruit puis reconstruit un enclos pour les deux nouvelles petites chèvres, tâches qui nous a pris une petite journée à 3. Sinon le désherbage, tondre la pelouse, remplir des brouettes de terre, le rempotage de plusieurs plantes (basilic, herbes culinaires en tout genre et arbres), l’entretien des fleurs de Melissa, l’arrosage de tout ce petit monde, toutes ces activités rythmaient nos journées.

J’ai failli oublier l’une des activités les plus importantes, faire l’abeille. Et bien oui, on y pense pas tout de suite, mais pour les pieds de tomates qui se trouvaient sous les serres (“greenhouse”) il fallait faire nous même le travail des abeilles (et autres insectes pollinisateurs du genre) qui ne peuvent pas entrer dans les serres et donc polliniser pour permettre aux petites fleurs de devenir de belles tomates. Pour cela nous étions armées de brosse à dents électriques, que nous posions sur le dessus des branches où étaient les fleurs, ce qui faisait vibrer la branche et donc tomber le pollen. Ingénieux. Nous étions donc les bees de la ferme, et Grant s’amusait à nous donner des surnoms, le mien “Camibee”. Pour ma part c’était marrant de faire le travail que mes travailleuses faisaient habituellement. Amusant, ça l’était surtout au début quand on voit le pollen tomber et puis ça devient vite étouffant comme ambiance car sous la serre il fait vite chaud, c’est un peu le principe. Comme disait Grant “free sauna”.
Dans l’ensemble nos journées de travail étaient bien remplies, nous avions toujours quelques choses à faire, des bacs à désherber, transplanter, donc pas le temps de s’ennuyer. Grant nous donnait nos directives, nous expliquait au besoin la marche à suivre, il nous faisait confiance, il m’a d’ailleurs laissé conduire son “truck”, ou pick-up, presque un rêve qui se réalise, conduire un vrai pick-up américain. Mais ne nous emballons pas ce n’est pas le plus gros qu’on ait vu.

 

Pour une première expérience wwoofing c’était vraiment bien. J’ai bien accrochée avec ce concept, car même si c’est du travail, on a plus l’impression de rendre service que de vraiment travailler. La contrepartie n’est pas un salaire mais le gîte et le couvert. Ca donne l’opportunité de rencontrer des locaux, des étrangers également (les autres wwoofeurs) et de voir comment la vie se passe dans ce petit bout du monde. Ca promet pour la suite.
Par ici pour les photos : https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpUEFRb1FlNzNzZTA

Vancouver Island nous voilà!

Aujourd’hui nous devons dire “au revoir” à Vancouver, nous allons rejoindre l’île de Vancouver pour commencer notre premier Wwoofing. Mais avant d’y arriver, à bord du métro, bus et ferry nous devrons embarquer.

 

Nos sacs de nouveau remplis, nous reprenons notre trajet habituel pour rejoindre le centre-ville de Vancouver. Nous prenons de nouveau notre petit-déjeuné dans le même café qu’il y a deux jours et nous nous remettons en route pour prendre le métro en direction du sud de la ville. Après un trajet d’une vingtaine de minutes, nous arrivons directement à l’arrêt de bus qui nous conduira au ferry. Là encore une bonne demie-heure de trajet. Jusque là aucun accroc, tout se déroule comme il faut. On ne s’est pas trompée de métro, ni de bus. Et heureusement car le trajet reste long pour rejoindre le port des ferrys et nous devions impérativement prendre celui de 15h15 car un autre wwoofeur prend également ce ferry et nos futurs logeurs nous attendront à l’arrivée à Nanaimo.

Deux longues heures plus tard nous arrivons enfin. En descendant du bateau nous scrutons les gens pour deviner qui allait être ce troisième wwoofeur, mais nous n’apercevons personne qui pouvait correspondre. Puis on s’est dit que ça pouvait être une wwoofeuse, et effectivement c’était le cas. Kira, une étudiante allemande se manifesta au moment où Jeannine s’approcha de nous. Cette dernière était la fille de Melissa et Grant, les personnes chez qui nous allions passer les 15 prochains jours.

Les bagages chargés à l’arrière de la voiture nous prenons la route pour Cassidy Farm. Durant le trajet Jeannine nous posa plusieurs questions pour en apprendre un peu plus sur nous, ce qu’on faisait en France, en Allemagne, ce qu’on venait faire au Canada. Et là, une révélation pour moi, je comprenais ce qu’elle disait, dans les grandes lignes tout du moins. Avec mon niveau d’anglais plutôt mauvais, je m’attendais à ne rien comprendre. Et pourtant j’arrivais à suivre une conversation, sans forcément en comprendre les subtilités mais je n’étais pas complètement perdue.

En arrivant à la ferme, une maison toute décorée de lampions chinois (car oui la famille qui nous accueille est d’origine asiatique), nous avons également fait la connaissance d’une quatrième wwoofeuse, Hisako, une japonaise. Jeannine nous montra nos chambres, nous avions une pièce en sous-sol qui nous était réservée, une sorte de dortoir dans lequel les chambres étaient séparées par des rideaux, ce qui nous permettait d’avoir chacune notre intimité et un espace à nous. Jeannine nous expliqua ensuite rapidement les quelques règles de la maison, l’organisation du travail, nos horaires et tout ce que nous avions besoin de savoir. Elle nous expliqua aussi que nous allions aider au “Market”, le magasin qu’avaient ses parents sur l’aire d’autoroute à 15 minutes à pied de la ferme. Concrètement nous devions alterner entre le matin et le soir pour l’ouverture et la fermeture du magasin, mais tout le monde y allait le soir pour dîner, et pour le reste de la journée, nous allions travailler 6h soit au magasin, soit à la ferme.  

A 19h15 nous partons donc pour le magasin toutes les quatre ensemble. Hisako étant là depuis quelques jours déjà connaissait très bien le chemin et les différentes tâches que nous devions faire lors de la fermeture du magasin. Lorsque nous sommes arrivées, on découvrit un genre de petite supérette où on pouvait trouver des fleurs, des fruits et des légumes frais, la plupart cultivés à la ferme, des herbes culinaires également cultivées à la ferme, des boissons en tout genre, des lunch-box variées, des chips et autres aliments du genre et surtout, surtout les tartes, cookies, cake et barres cuisinées par Melissa. C’est simple en les voyant on veut tout goûter tellement c’est appétissant. Avec Julie nous nous sommes d’ailleurs promises de ne pas partir de Cassidy sans les recettes!

Le repas cuisiné par Melissa engloutit, nous aidons donc pour la fermeture du magasin. Je profite de l’occasion pour expliquer à Melissa que mon niveau d’anglais n’est pas très bon, mais elle me rassure tout de suite en disant qu’il n’y a aucun soucis, qu’ils ont l’habitude et qu’ils sont très patients.

 

Retour à la ferme, avec Julie nous allons rapidement nous coucher car même si nous n’avons pas vraiment fait d’effort physique aujourd’hui, la journée a été longue. Et puis le lendemain c’est notre première journée en tant qu’apprenties fermières canadiennes.

 

Pour les photos c’est par ici : https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpM1hRcUI0TUZiaEk  

Entre courbatures et belles sensations

Dernier jour sur Vancouver avant d’y revenir plus tard, et pour nous mettre dans le bain de notre futur road trip à vélo dans l’est canadien, nous faisons cette sortie à vélo.

 

Nous avions repéré la veille au soir différentes boutiques de location de vélo, par chance il y en avait une très abordable à 3 rues de chez René. Nous récupérons donc nos vélos et partons directement en direction de Stanley Park, notre première étape de ce périple à pédale.

Ce qui est vraiment agréable à Vancouver et certainement au Canada de manière générale, c’est qu’il y a de vraies pistes cyclables, et non ces espèces de petites voies aménagées sur les routes françaises qui ne laissent pas vraiment la place pour tout le monde. Là où nous sommes les cyclistes ont leur propre voie et les piétons la leur.

Après avoir roulé quelques minutes nous tombons sur un parking rempli de bus, eux mêmes rempli de touristes asiatiques. Nous nous arrêtons car nous apercevons les emblématique mâts totémiques du parc. Et c’est parti pour une petite séance de photos. Nous repartons quelques minutes plus tard, après avoir tenté de cadrer nos photos sans touristes.  

 

Le but principal de ce périple est le pont suspendu Capilano. Pour nous y rendre il faut donc passer par Stanley Park, prendre le Lions Gate Bridge, parcourir quelques kilomètres et enfin arriver à destination. Nous avons donc parcouru une bonne distance dans le parc et arrivons presque au pied du pont. Dommage il fallait arriver par en-haut. Il fallait bien un peu de difficulté pour ce périple. Mais on se serait bien passée de grimper la côte à pied, car concrètement à vélo ce n’était pas faisable, à par si notre niveau dans ce domaine revenait à faire les JO dans la catégorie VTT. Nous arrivons enfin en haut, sauf que nous sommes du mauvais côté et qu’il n’y a aucun moyen de traverser cette route à 2 fois 3 voies. Nous longeons donc la route en nous éloignant du pont à la recherche d’un passage pour traverser. Nous le trouvons et refaisons le même trajet en sens inverse. Nous arrivons enfin sur ce fichu pont, le temps de faire une petite pause et nous le traversons. Lorsque que nous apercevons la descente pour rejoindre l’autre rive on se dit que nous ferons certainement le retour à pied tant la pente est raide, mais nous n’y sommes pas encore, nous verrons bien.

Le pont franchi, les kilomètres parcourus (non sans mal), nous arrivons à destination.

C’est un lieu en pleine nature, aménagé sur les flanc d’un massif. Comme nous arrivons à l’heure du déjeuner nous commandons notre repas dans leur “restaurant”, des plats locaux. Rassasiées après notre effort physique nous commençons enfin la visite de ce lieu “incontournable”, qui est plutôt agréable. Nous commençons par emprunter le fameux pont suspendu, et c’est vrai que c’est assez surprenant de se sentir suspendu au-dessus d’une vallée au creux de laquelle s’écoule une rivière. Au terme de la traversée, le parc propose de se promener en haut des arbres en empruntant des ponts eux aussi suspendus, de se promener le long des chemins aux abords desquels on peut en apprendre plus sur la faune et la flore des environs.

Le parc visité après quelques heures nous repartons avec nos vélos. C’était effectivement un lieu incontournable, quelque chose qu’il fallait voir, qu’il fallait faire. Et comme tout lieu touristique il avait son lot de touristes, toujours un peu trop nombreux. Le retour s’effectua sans descendre du vélo. Et oui, la pente qui nous paraissait infaisable nous l’avons fait sans poser le pied à terre. Enfin si, arrivées en haut du pont nous nous sommes arrêtées quelques minutes. Mais comme l’a dit Julie “en fin de compte on se mets nous même des limites”. Ensuite nous avons continué dans Stanley Park avant de rendre nos vélos et retourner à l’appartement.

 

Pour cette journée, même si le pont suspendu était une activité intéressante, c’est surtout notre périple à vélo que j’ai aimé. Nous nous étions lancées dans cette petite aventure avec l’objectif de le faire à vélo et nous avons atteint notre but. Et puis on s’est bien marrées en plus!
Pour les photos c’est pas ici : https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpNzMtQjZMVjBXeFU 

Par temps de pluie, les lieux couverts tu feras

La nuit orageuse annonçait une journée pluvieuse, mais qu’à cela ne tienne, nous avions réfléchie au programme de la journée en nous adaptant au temps et avions préparé nos imperméables.

 

Le programme de la journée était simple, retourner en centre ville et voir les lieux que nous n’avions pas vu la veille, c’est à dire le quartier de Yaletown, la bibliothèque de Vancouver et son architecture qui faisait un peu penser au colisée et la cathédrale Holy Rosary. On avait même prévu de voir les deux principaux centres commerciaux. Ces derniers sont un peu comme ceux du Portugal, un étage ou espace réservé à la restauration avec des tables disposées au centre pour que chaque personne commande selon sa préférence tout en mangeant ensemble, et le reste du lieu réservé aux magasins. La différences c’est que les centres commerciaux sont plutôt en sous-sol, ,mais ce n’est peut être le cas que dans Vancouver, nous verrons.

A pied rejoindre le centre ville était simple, d’autant plus sans nos sacs à dos. On commença par prendre un café dans la rue où commençait à pousser les immeubles. On y précisa notre parcours et mangea de délicieux scones.

Retour sous la pluie, qui n’était pas désagréable, elle ne gâchait pas la balade. Lorsque la pluie était trop présente nous en profitions pour faire les centres commerciaux et les magasins de souvenirs. Et oui car nous sommes peut être des voyageuses aventurières nous n’avons pas pu résister à une session shopping… Après quelques achats nous nous sommes arrêtées dans un restaurant/brasserie qui proposait un grand nombre de bières différentes. Les doses ne sont pas les mêmes qu’en France, le degré d’alcool non plus, nous avons donc pris notre temps pour déguster notre bière, le temps de laisser passer l’averse.

Cette journée se terminant, nous sommes retournées chez René en longeant le “Coal Harbour”. Nous pensions pouvoir manger avec lui, mais il a dû rester plus longtemps à son travail. Il est professeur et devait finir les préparatifs pour la pièce de théâtre qui avait lieu le lendemain.

Une journée de plus sous le ciel de Vancouver, il ne restait plus qu’une journée avant notre départ pour l’île de Vancouver où se trouvait notre premier Wwoof.

 

Pour les photos, c’est par ici (copier le lien) :

https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpOEZSMFNvekp4OXc