Après une mauvaise première nuit beaucoup trop longue à bord de notre petite voiture “Black Bear”, nous émergeons pour nous préparer tranquillement à passer notre première journée dans les Rocheuses.
Mercredi 26 juillet : La Parc National Yoho
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Étant arrivées par le route de Kelowna, nous débutons notre séjour dans les Rocheuses dans le Parc National de Yoho, beaucoup plus petit que Banff ou Jasper. Nous avons d’ores et déjà repéré les premiers points d’intérêt et recueillerons plus d’informations plus tard, lorsqu’on arrivera à Field, la seule ville du Parc et également notre future point de chute pour la nuit.
Wapta Falls :
Situées à l’entrée du parc, ces chutes se trouvent à un peu plus de 2km du parking. Après avoir marché dans la forêt, avoir escaladé les quelques troncs d’arbres tombés en travers du sentier et s’être faites mangées par les moustiques, nous arrivons aux fameuses chutes. Là nous découvrons une eau d’un bleu laiteux, et en quantité. Sur la fin de sentier, il nous faut descendre un peu plus pour apercevoir la grandeur de ces chutes et se rendre compte du fracas que fait l’eau en arrivant en bas.
Emerald Lake :
C’est notre premier grand lac et pour le rejoindre nous devons d’abord marcher quelques temps sur la route tant il y a de touristes, nous sommes obligées de garer la voiture comme tout le monde, loin et en bord de route, car le parking est déjà bien plein. Mais nous arrivons et découvrons un lac magnifique, turquoise où les montagnes alentours se reflètent. Quelques touristes prennent d’assaut les barques et partent voguer sur le lac pour faire la fameuse photo dans la barque rouge. Nous, nous choisissons de faire tranquillement le tour du lac, ce qui nous prendra plus d’une heure. Mais les changements de décors en valent le coup.
Hamilton Falls :
Tout à côté du Lac Émeraude, se trouve un sentier qui mène aux chutes Hamilton, elles ne sont qu’à 800m donc nous partons à leur rencontre. A l’arrivée c’est une chute tout en longueur que l’on voit, l’eau s’écoule dans un genre de petite cuvette, avant de partir en ruisseau.
Natural Bridge :
Nous continuons notre journée avec la découverte de Natural Bridge, une formation particulièrement impressionnante de la nature. L’eau des glaciers, glaciale et puissante, s’est frayée un chemin depuis des millions d’années, formant ce pont naturel dans la roche. Les mouvements de l’eau y sont impressionnants et la forme de la roche avoisinante l’est tout autant. Il y est impossible de marcher dessus nu pied, on pourrait presque penser que s’en est coupant.
Takakkaw Falls :
Pour finir cette journée nous empruntons une route particulièrement pentue qui nous mène à plusieurs lieux d’intérêt. Pour ce soir ça sera la chute Takakkaw, 7 fois plus haute que les chutes du Niagara. On l’apercevait déjà de la route mais d’en bas elle est encore plus impressionnante. Pour s’en rendre compte encore mieux, il suffit de regarder les petits humains qui tentent de monter le plus haut possible le long de la parois de la montagne. Ils sont ridiculement petits. Il fait d’ailleurs particulièrement froid près de cette chute car l’eau qui tombe créé comme une brume humide et fraîche.
Le soir nous rejoignons le parking sur centre d’information de Field pour manger et faire notre toilette de chat. Mais comme il est interdit d’y dormir nous choisissons un “parking” proche du chemin de fer, une nouvelle fois. Et avant de préparer la “chambre”, nous voyons défiler un nombre impressionnant de wagons acheminant des marchandises on ne sait où.
Jeudi 27 juillet : Parc National Yoho et Banff
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Aujourd’hui le réveil se fait dans de meilleures conditions, et il le faut bien car il y aura encore beaucoup de nuit en fauteuil. Nous prenons notre petit déjeuner à base d’avoine, mélange de graines, banane et lait d’amande, et nous partons de nouveau vers la chute de Takakkaw mais cette fois-ci pour une randonnée.
Laughing falls :
Nous avons 4km à parcourir avant d’arriver aux chutes Laughing, et contrairement à ce que son nom l’indique ça n’a pas été une partie de plaisir, en tout cas pas tout du long. Au début nous avons traversé une petite plaine, puis commencé à avancer dans la forêt pour ensuite arpenter un sentier qui n’en finissait pas de monter. Mais la fin était moins fatigante et nous sommes arrivées tranquillement à ces chutes. Elles aussi s’étaient frayées un passage dans la roche mais l’érosion était moins agressive, les roches étaient beaucoup plus lisses.
Après cette randonnée matinale, nous avons pris la route pour rejoindre Louise Lake à une centaine de kilomètre de là. Une bonne partie de la route étaient en travaux, nous avions donc le temps d’admirer le paysage. Sur l’une des parcelles en travaux, un homme faisait la circulation et au moment où nous sommes passées à son niveau, il nous a mimé une rock star en prenant son panneau pour une guitare, c’était plutôt marrant de voir que son travail lui donnait autant d’enthousiasme.
Louise Lake :
En arrivant à Louise Lake, nous avons tout de suite compris que le flot de touristes allait être bien différent encore. Il y avait des voitures partout dans le village. Nous souhaitions commencer par Moraine Lake mais la route avait été fermée car le lieu était déjà trop peuplé et ne pouvait plus accueillir de voiture. On se dirigea donc vers le lac Louise, là aucun soucis, le parking était immense. Lorsque nous sommes arrivées au niv du lac, nous nous sommes arrêtées net. J’avais déjà eu l’occasion de voir ce lieu sur des photos, mais être réellement devant ce lac n’avait rien de comparable. Sa couleur était encore plus belle que le lac Émeraude, et les glaciers qui l’entouraient était tellement imposant. J’avais pris l’habitude de repérer les sapins sur les rives et les flancs des montagnes pour me donner une idée de la grandeur de ce que j’observais et là c’était assez impressionnant. Nous avions prévu de faire une randonnée assez longue, environ 6km aller simple. On commença par longer le lac dans sa longueur, puis nous arrivions au bout où tout un tas de ruisseaux s’écoulaient. Au fur et à mesure que nous avancions, nous prenions de la hauteur. C’est à ce moment là que j’ai rencontré mon petit ami le spermophile à mante dorée, un petit rongeur qui en voulait à ma barre de céréales et qui n’a pas hésité à me grimper dessus pour s’en approcher. Mais il n’y a pas eu droit car nourrir les animaux avec notre nourriture n’est pas bon du tout pour eux, et clairement j’en avais plus besoin que lui pour finir cette randonnée. Les glaciers qu’on voyait en arrivant étaient en fait bien plus reculés dans la vallée, ce qui les rendait encore plus impressionnants et gigantesques. La randonnée était assez longue, c’était la première que nous faisions avec une telle distance et un dénivelé aussi important. Au deux tiers de la randonnée, Julie commençait à râler, mais je la motivais à continuer car au fond je savais qu’on en viendrait à bout. Râler était notre façon de nous exprimer pendant les randonnées, c’était chacune son tour, car en fin de compte on se répétait qu’il suffisait seulement de mettre un pied l’un après l’autre pour avancer et que le reste c’était dans la tête. Vers la fin de la randonnée, on est arrivée à une sorte de tunnel de neige, et lorsqu’on se plaçait juste à l’entrée on sentait la fraîcheur qui s’en dégageait, c’était particulièrement agréable compte tenu de l’effort qu’on produisait depuis plus d’une heure. Puis on est arrivée à la fin de notre randonnée, tout à côté des glaciers. De là où nous étions, nous n’apercevions déjà plus le lac Louise, et sur le chemin du retour, lorsque nous l’avons aperçu, il était bien petit. Au moment où nous sommes revenues à la voiture, une fine pluie a commencé à tomber. Timing parfait.
Virée presque nocturne aux lacs :
Après notre repas sur l‘air de pique-nique, nous prenons la route qui mène au lac Moraine, à cette heure-ci il n’y aura peut-être personne. Mais en arrivant quelques touristes avaient eu la même idée que nous, et le temps plutôt nuageux et même orageux ne nous a pas permis de faire de belles photos, mais au moins nous avions vu ce lac déjà très grand et tout aussi imposant que le lac Louise. Nous reprenons la route en direction du lac Louise, là encore quelques personnes faisant leur dernière photo, et le pluie qui nous oblige à repartir rapidement. Pour ce nouveau point de chute nous choisissons notre air de pique-nique, le panneau qui est censé indiquer qu’il est interdit d’y stationner la nuit a été peint sur les horaires, si on vient nous réveiller en pleine nuit on aura qu’à faire les idiotes. Mais nous n’avons pas eu à nous inquiéter.
Vendredi 28 juillet, Lake Louise
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Ce matin là, nous nous sommes levées tôt pour nous rendre au lac Moraine, il n’était pas question de le louper un second jour.
Moraine Lake :
En arrivant à proximité du lac, nous voyons les gens se garer au fur et à mesure sur le bord de la route, alors sans se poser de question nous faisons de même, car si nous allons jusqu’au parking, nous perdrons du temps et ne pourrons plus nous garer sur le bas-côté qui ne laisse plus vraiment de place ensuite. Et nous avons bien fait, car après notre randonnée, nous avons vu que la route avait été barrée après le passage de la 5ième voiture garée derrière nous. Quand nous sommes arrivées au petit matin au lac, c’est comme ci la veille nous avions vu un autre lac. Car il était encore plus beau que le lac Louise, un bleu encore plus profond, une couleur presque hypnotisante, c’était un spectacle magnifique, la lumière du soleil n’agressait pas encore le paysage, au contraire c’était une lumière douce qui venait éclairer les montagnes, ou plutôt les glaciers, qui longeaient le lac. Les bus de touristes n’étaient pas encore arrivés, l’endroit n’était pas encore surpeuplé, c’était comme un privilège d’être là, une récompense pour s’être levée plus tôt que d’habitude. Pour la matinée nous avions prévu de faire une randonnée assez physique qui avait un dénivelé plutôt important dès le départ et moins soutenu sur la fin mais toujours présent. On commençait à monter sur les flancs de la montagne en lacet, sur un sentier pas très large qui ne laissait passer que deux personnes et encore lorsqu’il s’agissait de se croiser. Après cette première ascension nous arrivions aux plaines alpines, avec une végétation différentes, moins d’arbres, plus de buissons et de fleurs. Nous étions entourées par de gigantesques glaciers, et malgré les centaines de mètres déjà montés, ils nous obligeaient à pencher la tête en arrière pour apercevoir leur sommet. Nous avions atteint l’objectif de la matinée, mais la suite de la randonnée était faisable et nous voulions en voir un peu plus. C’est après quelques kilomètres qu’on arriva au pied de la dernière étape d’une randonnée plus longue. De là où nous étions on apercevait un petit lac et le sommet des glaciers était plus proche de nous mais toujours inatteignable. On apercevait aussi au loin la suite de la randonnée, un sentier qui montait le long du glacier, en lacet, pour arriver au col et certainement avoir de là-bas un point de vue exceptionnel sur l’autre côté du glacier. Mais il fallait faire demi-tour, le programme de la journée n’était pas fini. En rebroussant chemin j’avais le sentiment de ne pas être allée au bout de cette randonnée, malgré la fatigue et les courbatures des jours précédents, j’aurais voulu atteindre le col. Le fait de voir le col à l’horizon, et le chemin pour y parvenir, me donnait envie de l’atteindre. Mais d’autres sentiers nous attendaient, alors je dû lui tourner le dos et m’en éloigner.
Bow River :
Après cette longue randonnée, nous avions prévu d’en faire une sans dénivelé, celle qui faisait une boucle et longeait la rivière Bow. Elle était plutôt reposante, plus tranquille et surtout moins fréquentée. Le sentier traversait un camping et nous avons profité de l’occasion pour aller nous renseigner, à savoir s’il était possible de venir juste pour prendre une douche. La fille au poste d’accueil nous fit un large sourire en nous répondant qu’il suffisait de payer 5 dollars pour nous deux et que ça ne posait aucun soucis. Ravies de réponse on attendait avec impatience le soir pour revenir prendre notre première douche depuis quelques jours. Car les lingettes c’est bien pratique mais une douche c’est tout de suite plus agréable. On repris ensuite notre sentier pour continuer notre randonnée.
On termina donc notre journée par cette douche bien méritée, autant dire que nous avons pris notre temps et qu’on en a bien profité. Et pour dîner, pourquoi ne pas aller se poser au bord du lac Louise? Nous nous sommes du coup installées là, à côté des touristes et de leur appareil photo. Certains étaient toujours sur les kayaks rouges, nous avons d’ailleurs assisté au chavirement de l’un d’eux. Le couple est tombé à l’eau en voulant en sortir, autant dire qu’ils ont eu extrêment froid quand on sait que la température de l’eau est proche de zéro. Le soleil était déjà bien caché derrière les glaciers mais la vue restait magnifique.
Samedi 29 juillet, La promenade des Glaciers
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Ce matin nous reprenons la route pour Jasper, il y a 250km qui nous séparent de notre prochaine destination. Mais nous avons prévu quelques randonnées sur la route. C’est d’ailleurs à l’occasion de ce trajet que nous voyons notre premier ours des Rocheuses, une maman bear et son bébé bear qui traversaient la route pour aller manger quelques baies sur le bas-côté. Nous les avons aperçu de loin mais avons eu l’occasion de voir leur museau sortir des buissons pendant quelques instants.
Bow Glacier Falls :
Notre première randonnée de la journée le lac, le glacier et les chutes de Bow. A l’heure où nous arrivons il n’y a pas encore trop de monde.Nous empruntons le sentier de cette randonnée, commençons par longer le lac, observons sa belle couleur et les montagnes sur la rive opposée, nous passons ensuite par un petit bout de forêt dont le sol est comme spongieux et mou sous nos pieds. Nous travsersons ensuite une vaste plaine qui est également le lit de la rivière au printemps. Puis nous arrivons à un “escalier”, auquel nous devons monter pour continuer notre route, l’ascension n’est pas longue mais reste physique. Puis nous faisons une petite descente et la nous parcourons une plaine de galet. Au loin nous apercevons les chutes. c’était déjà le cas lorsque nous étions sur les rives du lac, mais là elle est beaucoup plus proche, nous y serons bientôt, sauf dans le cas où nous nous foulons une cheville à force de marcher sur les gros galets sur lesquels ruisselle l’eau. Mais nous arrivons au but sans soucis, nous sommes pratiquement au pied des chutes, elle est immense, l’eau dégringole d’une hauteur impressionnante. Je fais exprès de m’avancer au plus près pour que Julie me prenne en photo. On m’aperçois à peine, c’est dire à quel point c’est gigantesque. Nous restons quelques minutes, le temps de grignoter un morceau et repartons. Sur le trajet du retour nous croisons de nombreux randonneurs, arriver tôt était une bonne idée.
Bow Summit and Peyto Lake :
Nous avons eu moins de chance pour le lac Peyto, un grand nombre de touristes était déjà présents. Mais grâce à notre petite voiture nous pouvons nous garer facilement entre deux grosses voitures. Nous commençons à marcher sur le sentier goudronné et arrivons rapidement au point de vue sur le lac Peyto. Là encore la couleur est assez folle. Mais nous ne restons pas longtemps, juste assez pour prendre quelques photos car les touristes s’agglutinent et notre randonnée n’a pas encore commencé. Elle débute plus haut, avec un dénivelé pas forcément important mais constant qui nous oblige à trouver notre rythme. Là encore nous râlons beaucoup et pestons contre “Parc Canada” qui se moque bien de nous à indiquer des dénivelés erronés. Car concrètement, leur petite carte des sentiers nous indiquait un dénivelé de 250m alors que pendant plus d’une heure nous ne faisons que grimper jusqu’à atteindre les endroits enneigés de la montagne. Mais ça nous permet tout de même de faire des petites pauses photos idiotes et on rigole toujours autant. L’ascension n’étant pas terminée nous continuions de monter jusqu’au sommet. Et là, l’effort nous récompense par une vue imprenable sur la vallée, le lac Bow plus bas et la route qui se dessine à plusieurs centaines de mètre au loin. Certains randonneurs ont construit de petits cairn, ces sculptures de pierres qu’on superpose les unes sur les autres. Nous en avons vu énormément tout au long de notre voyage et pour une fois je me prête à l’exercice. Comme trace de mon passage sur cette montagne, j’ai donc laissé sur le sol canadien une petite sculpture représentant notre Tour Eiffel. Après quelques minutes à observer ces paysages qui s’offrent à nous, nous redescendons pour regagner notre petite “Black Bear” et reprenons la noute.
A 150km de Jasper, sur la Promenade des Glaciers, nom donné à cette magnifique route, nous nous arrêtons au niveau du Glacier Athabasca, le plus impressionnant. Et c’est de loin la chose la plus spectaculaire qui m’aura été donné de voir pendant ce voyage. En regardant ces glaciers que la route longeait, je me suis sentie extrêmement petite face à ce monument de la nature imposant. On voyait des véhicules spécialement conçus pour s’aventurer sur les glaciers acheminer les quelques randonneurs qui avaient souhaité s’y rendre, car il était impossible d’y aller autrement. Notre petit guide nous indiquait qu’il était très fortement déconseillé de marcher sur les glaciers sans être accompagné par des guides expérimentés au risque de mourir, tout simplement. Ce jour-là nous n’étions que de passage, mais nous prévoyons déjà de nous arrêter au retour, lorsque nous irions à Banff.
L’arrivée à Jasper :
Nous sommes arrivées à Jasper en fin d’après-midi. La ville était bien plus grande que Louise Lake, on était dans une ville plutôt conséquente vu la localisation. Il y avait beaucoup de commerces, principalement de souvenirs, des restaurants, des chaînes de fast-food, et beaucoup d’hôtels, auberges et autres hébergements. Ce soir-là nous avons décidé de nous faire plaisir avec un vrai repas et sommes donc allées dans un restaurant où bières et burgers nous attendaient. Nous sommes ensuite parties en voiture faire un tour des environs. C’est à cette occasion que nous avons vu nos premiers Wapitis. Tout un troupeau en bord de route, les voitures étaient toutes à l’arrêt, chacun tentait de prendre sa photo, nous avons fait de même. Les animaux n’étaient absolument pas inquiétés par les voitures, ils étaient comme habitués. C’était assez fou d’être si proche d’eux. Sur une autre route, à l’opposé de la ville, nous avons également un ours noir, là encore les voitures étaient arrêtées, c’était le signe qu’il y avait un animal dans les parage en générale. Là c’était un petit ours, il n’était pas agressif, mais il n’était pas question pour autant de sortir de la voiture. Puis il est parti en s’éloignant de la route et on ne le voyait plus. Après ces épisodes de découverte, nous avons décidé avec Julie de faire tous les soirs notre petit tour pour apercevoir les animaux. Lorsqu’il a commencé à faire nuit, nous avons rejoint un parking repéré plus tôt dans la soirée. Vu le nombre de touristes en ville et hébergements tous complets, nous n’étions pas trop inquiètes d’être réveillées à cause du stationnement de notre voiture-maison, nous comptions sur la tolérance de la police. Ce petit parking est devenu notre point de chute pour les nuits qui ont suivies.
Dimanche 30 juillet, Jasper
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Pour notre première journée à Jasper nous avions décidé de ne rien faire de particulier, juste nous reposer et programmer nos prochaines journées de randonnée. Nous sommes donc allées petit-déjeuner au bord du lac Annette, puis sommes retournées en ville pour faire quelques courses. Nous voulions voir un peu le matériel de randonnées, pourquoi pas acheter une tente en prévision de notre périple à vélo sur la côte Est. Mais les prix n’étaient clairement pas accessible à notre budget. Nous avons tout de même fait la connaissance de Val, un des vendeur d’une boutique de randonnée. Il était depuis peu canadien et fier de l’être devenu. En “ancien français” d’Annecy, il nous confia que la seule chose qui lui manquait c’était le fromage, car la vie ici était bien meilleure, et pour lui ce qui n’allait plus en France venait essentiellement du stress. Il nous proposa de nous emmener le jeudi qui arrivait en randonnée, mais nous n’avons malheureusement pas pu car c’était le jour où nous repartions.
Edith et Annette Lake :
En début d’après midi, nous sommes retournées aux lacs Edith et Annette, initialement pour nous installer dans un endroit agréable et faire notre programme. Puis à la vue de celui-ci, qui était bien rempli, nous avons décidé de faire deux randonnées. La première était de faire tout simplement le tour du lac où nous étions. Ce n’était pas très long et plutôt tranquille comme endroit. Mais ça c’était sans compter sur la présence d’un troupeau de wapitis. Nous en avons profité pour faire quelques photos, bien évidemment. Ils n’étaient pas du tout apeurés, ils mangeaient tranquillement leur herbe sans se soucier de nous. Il y avait une femelle et un petit, celui-ci était plus peureux, mais la femelle ne disait rien que nous soyons si proches d’eux. Nous avons ensuite aperçu un jeune mâle, ces bois n’étaient pas très fournis mais étaient déjà très imposant. Lui non plus n’avait pas l’air inquiété de notre présence. C’était ça aussi les Rocheuses, voir des animaux sauvages un peu partout.
Maligne Canyon :
Nous avons ensuite pris la direction du Canyon Maligne à quelques kilomètres de là où nous étions. Il y avait beaucoup plus de touristes, c’était un lieu accessible à tout le monde, c’était plus une “attraction” qu’un trail pour randonneurs. Mais ça n’enlevait rien à l’intérêt de cet endroit. Le Canyon Maligne était comme son nom l’indique un canyon formé au fil du temps par le passage de la rivière. C’était impressionnant de voir la profondeur du canyon. Au premier pont, 50m nous séparait de la surface de l’eau. La roche avait une forme bien particulière, on imaginait la puissance de l’eau, qui s’était imposée année après année. Grâce au panneau placés tout le long du parcours on en apprenait un peu plus sur la végétation, les oiseaux qui venaient nicher proche du canyon et qu’on ne trouvait que là. On voyait aussi l’eau ruisseler le long des parois du canyon, elle venait de nulle part mais s’écoulait tranquillement.
Nous n’étions vraiment pas déçues d’avoir abandonné l’idée de ne rien faire de notre journée, surtout que le programme des jour suivant était bien chargé.
Lundi 31 juillet, Jasper
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Aujourd’hui nous nous levons très tôt et prenons la direction du Lac Maligne, un des lac les plus connu au alentours de Jasper. 40 bonnes minutes de route avant d’y arriver, et aussi avant de prendre notre petit-déjeuné, car oui on s’habitue vite à les prendre dans des endroits un peu sympa.
Maligne Lake :
Nous arrivons dans les premiers au lac, la brume est présente, peu sur le lac mais surtout dans l’air, proche des montagnes, de sorte qu’on aperçoit pas les sommet. La particularité du Lac Maligne est sa longueur, 22km et aussi une petite île très souvent prise en photo, Spirit Island. Mais nous ne verrons rien de tout ça car une autre randonnée nous attend.
Moose Lake :
Nous prenons le sentier qui mène au Moose Lake, le lac des élans ou orignaux. Nous sommes parties tôt exprès pour espérer en voir, car bien souvent on peut en observer à ce lac. Nous marchons donc sur le sentier qui mène rapidement au lac, au bout de 2km. En arrivant nous voyons deux photographes, qui attendent patiemment de croiser eux aussi cet animal presque légendaire tant il est difficile de les voir. Nous marchons quelques temps proche du lac, en faisant le moins de bruit possible, mais rien en vue, pas l’ombre d’un orignal. Un peu déçues nous repartons sur le sentier pour terminer cette petite randonnée, peut être pourrons nous en croiser dans la forêt. Mais là encore pas le moindre moose en vue. Nous verrons tout de même un biche à la fin de cette randonnée, sortir et retourner rapidement dans la forêt.
Bald Hills :
Nous entamons juste après une autre randonnée, plus longue et plus difficile, car une dénivelé important, mais qui doit nous offrir une vue imprenable sur le lac Maligne. Nous commençons donc à monter, et nous ne nous arrêterons d’ailleurs qu’au sommet. Le sentier emprunté est en fait un ancien sentier “coupe-feu” utilisé comme son nom l’indique pour éviter que les feux de forêt de se propage trop rapidement. L’intérêt de cette randonnée était moindre, le sentier par particulièrement appréciable, nous marchions juste avec difficulté compte tenu de la pente omniprésente, les paysage n’étaient pas non plus très fou, un peu plus dans les hauteurs car moins de sapins et donc plus d’espace pour découvrir les alentours. Lorsque nous sommes arrivées au sommet, la déception était encore un peu là. La brume était toujours très présente, ce qui ne nous permettait pas de voir le lac, juste un vue imprenable sur les montagnes proches, mais pas sur l’ensemble. Nous ne nous sommes pas trop attardées, avons pris un sentier plus naturel pour la descente, et observons toujours un peu partout dans l’espoir de croiser un moose qui se serait un peu trop écarté de son marécage.
Notre petite virée au Lac Maligne n’aura pas été un réelle réussite, mais nous étions tout de même contente de notre reprise de randonnée avec difficulté. Nous devions tout de même nous préparer pour le jour suivant qui annonçait l’apothéose de la difficulté. Comme nous étions un peu déçues de ne pas avoir vu de moose, nous avons fait quelques recherches sur internet pour voir où il était possible d’en apercevoir. Plusieurs personnes indiquaient la route 93A, une route parallèle à la route de la Promenade des Glaciers, à la sortie de Jasper. On décida donc de s’y engager avec peut-être la chance de voir cet animal tant recherché. Mais là encore nous n’avons rien vu.
Athabasca Falls :
Nous en avons tout de même profité pour nous rendre aux Chutes Athabasca, là où s’écoulait la rivière Athabasca, qui venait elle-même du Glacier du même nom. Là encore, les chutes n’étaient pas particulièrement hautes ou grandes, mais d’une telle puissance. L’eau glaciale avait encore tracé son chemin avec force. Là encore quelques panneaux pour nous donner quelques indications, puis d’autres pour prévenir du risque que les gens prenaient à trop s’approcher, à trop se pencher. Concrètement, personne ne pouvait survivre à une telle chute, non pas à cause du choc, mais à cause de la température. L’hypothermie prenait rapidement la personne et ne laissait aucune chance.
Au cours de la soirée, nous pensions déjà à notre randonnée du lendemain, la plus difficile qu’on ferait, un dénivelé de 1200m, sur plus de 6km, au total 13,7km aller-retour. Comme toujours nous prenions cette future aventure à la rigolade, tout en sachant qu’on allait clairement en baver.
Mardi 1er août, Jasper
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Aujourd’hui nous allons donc vivre notre ascension la plus difficile. On en a beaucoup rit la veille mais aujourd’hui il va falloir se lancer. Nous prenons donc directement la route, sans prendre le temps de déjeuner, nous déjeunerons sur le parking.
Whistlers Peack :
En arrivant sur celui-ci nous apercevons au loin le téléphérique, le skytram. Nous n’avons vraiment pas choisi la simplicité pour gravir cette montagne. Nous préparons nos petits sacs à dos comme avant chaque randonnée, la bouteille d’eau bien pleine, quelques barres de céréales, et nous voilà parties sur le sentier. Nous sommes les premières de la journée à faire l’ascension, aucune autre voiture n’était présente sur le parking. Nous commençons notre ascension, du genre de celle qui n’en finit pas. Chacun de nos pas nous fait prendre de la hauteur, ce qui met dès le début notre souffle et nos jambes à rude épreuve. Nous nous sentons particulièrement seules ce matin là. Nous savons qu’il n’y a personne devant nous et certainement personne qui nous suit. Le silence commence presque à nous angoisser. Le moindre bruit nous fait tourner la tête pour vérifier qu’il n’y a pas un ours dans les parages. Nous sommes équipées de notre bear spray mais n’avons pas pensé à acheter un de ces grelot censé les prévenir de notre présence. Autant dire qu’on ne fait pas vraiment les fières. Du coup nous chantons parfois “on est là” en tapant dans nos mains. Cette tactique nous faisait bien rire et nous rassurait qu’à moitié. Mais heureusement nous n’avons croisé aucun ours ce jours là. Comme toujours la végétation diffère selon l’altitude. Nous passons d’une végétation dense avec beaucoup de fleurs, d’herbe et d’arbre, à des arbustes et sapins, pour finir sur les plaines alpines avec essentiellement de la roche et quelques sapins. Nous faisons des pauses tous les trois quart d’heures, essentiellement car j’en ai besoin, Julie réussi à être dans une sorte de transe qui la fait avancer sans trop de difficulté, mais moins je me focalise encore un peu trop sur l’effort à fournir ce qui m’incite plus facilement à vouloir me reposer un peu. Mais ces pauses nous permettent de boire et manger un morceau donc on y trouve toutes les deux notre compte. Nous montons essentiellement en lacet et sur la fin un peu moins ce qui demande un peu plus d’effort, car chaque pas nous approche plus rapidement du but. Juste avant d’atteindre le sommet, Julie aperçoit deux marmottes, j’ai juste le temps de les prendre en photos puis elle disparaissent. En arrivant au sommet c’est le triomphe, nous y sommes arrivées, nous voyons ceux qui arrivent par le téléphérique frais et décontractés alors que nous, nous sommes essoufflées et dégoulinantes. Un panneau nous indique la raison pour laquelle le sommet porte le nom de Whistlers, cela signifie siffleur en référence aux marmottes qui sifflent dans la montagne. Maintenant nous savons d’où venait ce bruit lors de la dernière partie de l’ascension. Ce n’était pas les gens qui nous suivaient mais ces rongeurs. Un autre panneau nous indique quels autres animaux on peut apercevoir dans les plaines alpines. Il y a bien évidemment noter petit rongeur préféré, le spermophile à mante dorée, mais aussi le pica, un rongeur encore plus petit, une vraie petite boule de poil. Il est moins facile à voir, mais il y en avait justement un qui se baladait près du bâtiment qui servait de gare au téléphérique, mais il était bien trop rapide pour que je puisse le prendre en photo. Avec Julie nous décidons de nous installer au restaurant à l’étage pour un chocolat chaud et un café, avec vue sur la vallée et la ville en contre-bas. Les nuages ne nous ont pas permis de faire de photos correctes mais l’important pour nous était surtout d’être venues à bout de cette montagne. On repris ensuite le chemin de la descente. C’est toujours plus rapide, mais pas toujours plus simple, car ce sont des muscles différents qui travaillent et il faut faire attention de ne pas poser le pieds n’importe où car avec la vitesse on a vite fait de se tordre la cheville, surtout sur ces sentiers canadiens où les racines des sapins sortent de terre. La descente prend tout de même du temps, mais nous nous réjouissons à l’arrivée de constater que nous avons tout de même fait cette randonnée dans un temps moindre que celui annoncé sur notre petit dépliant qui détails toutes les randonnées.
Après avoir mangé un morceau, c’est à dire une barre pour changer, Julie propose d’aller faire une autre randonnée, non prévue initialement, mais comme on a terminé plus tôt que prévu, autant continuer dans notre lancée.
Wabasso Lake ;
Nous arrivons donc sur le parking du lac Wabasso, il n’est pas très loin et la randonnée est annoncé simple. Mais les premières montés et descente non font vite comprendre qu’on aurait peut être mieux fait d’aller se reposer un peu après notre grosse randonnée de la journée. Mais nous continuons quand même. Et quelques kilomètres après avoir commencé nous tombons littéralement sur un mur à escalader. Surprise je demande à Julie si c’est vraiment le bon chemin, car j’avais cru en voir un plus tôt qui prenait une autre direction. Mais on décide tout de même de grimper à ce mur. Sauf qu’il est clairement impossible d’y monter et nous nous retrouvons comme deux idiotes coincées sur notre bout de mur de poussière. La scène était vraiment comique, on était morte de rire, en train d’essayer de ne pas glisser jusqu’en bas en s’accrochant à des bout de racines. On entreprit de descendre en position assise pour limiter les risques de chute. Arrivées en bas, lorsque nos regards se sont croisés on a tout de suite compris que l’une comme l’autre, nous avions juste envie de retourner à la voiture et mettre fin à cette randonnée de trop. Mais c’est en rigolant et en râlant (comme toujours) qu’on rejoint la voiture.
Nous sommes ensuite retourné dans la ville, avons continuer d’acheter nos petits souvenirs et nous nous sommes offert le luxe d’un restaurant, nos noodles froides seraient pour un autre soir.
Mercredi 2 août, Miette
https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpUnFIX1UzcUZsNEE
Aujourd’hui nous avons encore quelques kilomètres à faire avant d’atteindre le lieux de nos randonnées. Mais aujourd’hui est aussi le jour où nous allons découvrir les sources thermales de Miette.
Sentier de la mine Pocahontas :
Nouss commençons très tôt par une petite randonnée dans les anciennes mines de charbon de Pocahontas. L’endroit n’a rien d’exceptionnel, mise à part une sorte d’entrée dans les mines, et les ruines d’une centrale thermique. Le sentier était rapidement bouclé et aucun panneaux pour expliquer l’historique du lieu. Nous étions un peu dessus et sommes donc rapidement parties vers la seconde étape de la journée.
Il s’agissait d’une randonnée assez difficile, avec plus de 700 mètres de dénivelé. Elle débutait au pied des sources thermales. Voyant le détail du dénivelé le long du parcours nous avons vite modifié nos plans. Plutôt qu’une randonnée fatigante, autant aller aux sources tout de suite pour se relaxer un peu. On pourrait toujours faire une autre randonnée plus simple plus tard dans la journée.
Sources Thermales :
Il n’était que 9h30 du matin quand nous sommes entrées aux source thermales, il y avait alors très peu de monde sur le parking. Les sources avaient plutôt des allures de piscine municipale mais pourquoi pas après tout. Le prix de l’entrée nous a étonné, 5$ et pour le pass à la journée c’était 8$. Autant dire qu’on avait adapté notre programme de la journée. On commençait par se relaxer un peu dans les sources le matin, on ira ensuite faire une petite randonnée le midi et puis nous reviendrons l’après-midi pour finaliser notre relaxation. Il y avait 4 bains différents, deux chauds dont l’un particulièrement, et deux froids. Je n’ai pratiquement été que dans les chaud, et ai seulement fait un petit aller-retour dans un de froid. C’était tellement agréable de pouvoir se baigner, il y avait peu de monde, le cadre était plutôt sympathique, une magnifique vue sur les montagnes alentours. Je me suis même laissé un peu de temps pour faire la crêpe au soleil.
Lorsque nous sommes sorties des sources pour aller grignoter un morceau, nous avons croisé un troupeau de chèvres des montagnes sur le parking, il était particulièrement intéressé par un des véhicules.
Trail Sources des Sources :
Nous avons commencé une petite randonnée tout à côté des sources. Au bout de quelques minutes nous sommes arrivées à la source originelle de la source thermale, un court d’eau extrêmement chaud sortait de la roche et avait teinté les parois de celle-ci d’une couleur un peu verdâtre, on sentait d’ailleurs cette odeur d’oeuf pourri propre à ce type de source. Grâce aux anneaux présents on apprit que la source était là depuis bien longtemps et qu’à l’origine les sources thermales étaient en fait des bassins fait de rondins de bois. Les gens de région ont ensuite construit un complexe pour les habitants de la vallée ainsi que pour les voyageurs et les travailleurs des mines. Mais établit à un mauvais endroit qui risquait de s’écrouler suite aux éboulements de la montagne, ils ont construit le second complexe où nous étions plutôt. La randonnée se prolongeait le long d’un cours d’eau, puis se jusque dans la forêt mais nous ne sommes pas allées jusqu’au bout. La tentation des sources était trop forte nous y sommes donc rapidement retournées.
En rentrant de cette journée reposante, nous sommes passées tout à côté de ce qui aurait pu être un lac alors que c’était la rivière Athabasca. Elle était située en bordure de route, et le nombre de voiture garée sur la bas-côté nous a interpellé. Lorsque nous avons regardé en direction de la rivière nous avons vu un nombre impressionnant de gens s’amuser dans la rivière, mais le plus impressionnant c’était de voir des gens être allés très loin, et de voir que seul leurs pieds étaient encore immergés. Cela donnait l’impression qu’ils marchaient sur l’eau. Le soir venu, nous avons décidé de retourner à cet endroit de la rivière pour dîner, le lieu dégageait quelque chose, on se sentait petite et en même temps la rivière donnait l’impression que même si la rive opposée pouvait être à des kilomètres elle était peut être accessible.
Nous avons repris la route en direction de notre petit parking pour la dernière fois, car demain c’était le départ pour la ville de Banff et son parc national.
Jeudi 3 août, Promenade des Glaciers
https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpOGVKTldnV3h6SDA
Nous avons plus de 300km à parcourir aujourd’hui pour rejoindre Banff, le réveil a donc sonné très tôt. Comme nous l’avions fait pour notre venue à Jasper, nous avions prévu de faire quelques randonnées sur la route.
Sunwapta Falls :
Nous débutons donc cette journée par les chutes Sunwapta, à une quarantaine de kilomètres de Jasper. Nous ne sommes pas nombreux sur le parking, nous allons donc pouvoir profiter du lieu tranquillement. Comme toujours quand il s’agit des chutes, nous sommes impressionnées par la quantité d’eau et la force que cela dégage. Là encore l’eau au fil du temps a sculpté la roche. Le sentier est plus long que prévu pour se rendre aux chutes inférieurs mais ça ne nous pose pas de soucis nous avons le temps et ça nous permet de nous réveiller tranquillement.
Nous reprenons ensuite la route pour nous rendre au Glacier Athabasca, celui qui m’avait fait une forte impression quelques jours auparavant. La route est magnifique, nous sommes constamment encerclées par les montagnes, et je remarque que le bord des routes est parsemé de petites fleurs violette, dont je ne me rappelais pas les avoir vu à l’aller.
Front du Glacier Athabasca :
En arrivant sur le parking, nous constons de nouveau le peu de monde. Tant mieux pour nous si nous pouvons échapper au flot de touristes. Je suis tellement enthousiaste à l’idée de me rapprocher de ce glacier. Nous commençons la randonnée du front du glacier, elle n’est pas grande mais elle permet d’avoir une vue imprenable sur le glacier. Tout le long du sentier, des panneaux peu rassurants nous indiquent qu’il ne faut surtout pas s’éloigner du sentier au risque de tomber dans des crevasses créées par les failles du glacier. Ils expliquent que lorsque cela arrive, même dans le cas où les sauveteurs arrivent rapidement, le temps de sécuriser les lieux et de commencer l’intervention pour aller chercher la personne, celle-ci est bien souvent déjà morte de froid. Les chances de survie sont pratiquement nulles, et pour illustrer cette mise en garde, ils donnent même le détail du cas d’un enfant de 9 ans tombé il y a quelques années. D’autres panneaux alerte sur un autre sujet, l’impact du réchauffement climatique. Ils expliquent que chaque année le glacier est en recul, qu’il fond et ce de plus en plus vite, que d’ici une petite centaine d’année, le glacier aura disparu, qu’il laissera la place à une forêt de sapins. Cela aura comme incidence l’impossibilité de fournir la majorité de l’Amérique du Nord en eau, car ce sont essentiellement les glaciers qui le permettent et particulièrement le glacier Athabasca. Le glacier en lui même est d’autant plus impressionnant de “près”. Nous nous trouvons juste au pied du glacier, là où commence à s’écouler l’eau qui deviendra la rivière Athabasca. Au loin, plus haut sur le glacier nous apercevons les premiers groupes de randonneurs menés par des guides spécialisés, ainsi que les véhicules équipés de chenilles qui viennent déposer d’autres groupes de touristes. C’est en les regardant que l’on se rend compte de la taille gigantesque du glacier. Cette randonnée nous aura plongé dans une atmosphère étrange. En arrivant j’étais surexcitée à l’idée de revenir voir de plus près ce monument naturel, mais en marchant le long du sentier, après avoir lu sur les panneaux l’incidence de l’activité humaine sur ce lieu spectaculaire, le fait de se rendre compte que malgré notre petitesse face à ce glacier nous étions tout de même en mesure de le détruire, tout cela me plongea dans une sorte de déprime. Je me sentais comme désolée de constater que le besoin de s’enrichir et de consommer avant fait oublier à l’Homme la nécessité de préserver sa planète, de respecter la Vie.
Nous avons ensuite repris la route pour Banff, juste après avoir pris un café en face des Glaciers.
Chainon Parker :
C’est peu de temps après que nous sommes arrivées à notre dernière randonnée de la journée. Il y avait un tout petit parking en bord de route et déjà beaucoup de voiture stationnées, mais notre petit gabarit nous a permis de trouver une place facilement. On apercevait d’en bas le tracé en lacet de cette rando. Elle n’avait rien de difficile juste un dénivelé constant, ce qui présageait un rythme tout de même soutenu. Nous entamons donc notre randonnée, avec un rythme correct et arrivons assez rapidement en haut de la montagne. On y découvre une grande plaine alpine, presque plus d’arbre, essentiellement un tapis vert. La plupart des personnes partent vers la droite pour continuer de grimper un peu. Mais nous, nous préférons aller à gauche, sur un autre petit sentier. Et nous avons bien fait. Car le long de ce sentier pratiquement au bord de la montagne, nous avons eu droit à une vue superbe sur les Glaciers et la vallée juste en face de nous. Là encore un spectacle à couper le souffle. Au loin on voyait le glacier descendre dans la vallée, puis l’eau qui s’en écoulait et devenait une rivière avec cette couleur turquoise, et qui disparaissait ensuite dans la forêt de sapins. Pour nos derniers moments dans le parc de Jasper nous avions été gâtée.
Retour à la voiture, et départ définitif pour Banff, nous ne nous arrêterons plus avant d’y arriver. Mais ça c’était sans compter sur une petite retrouvaille. En arrivant au niveau du lac de Bow, je me suis souvenu que c’était à cet endroit que nous avions aperçu notre maman ours et son petit traverser la route. Et c’est à peu près à ce moment, pratiquement au même endroit que nous avons vu un attroupement de voitures sur le bas côté de la route, les gens étaient même sortis de leur voiture. Et là, qui on voit traverser, maman ours et bébé ours. Certainement les mêmes que la première fois. Nous avons fait comme tous les idiots présents, on s’est garée pour tenter de les apercevoir. Mais ils étaient déjà retournés dans la forêt. Alors retour dans la voiture et après avoir laissé passer toutes les voitures qui avaient été bloquées par cet présence animale, nous avons repris la route.
Arrivée à Banff :
Au terme de plusieurs heures de route nous arrivons enfin à Banff. La ville n’a rien à voir avec Jasper. Elle est plus grande, il y a plus d’hôtels et d’hébergements, au point qu’ils ne sont pas tous complets, ce qui nous arrange pas pour notre couchage en voiture. Nous nous garons rapidement, et prenons la direction du centre d’information. On récupère la carte des randonnées, et allons nous poser dans un pub pour réfléchir à notre programme des quelques jours à venir. Lorsque c’est fait nous partons manger, là encore on s’est offert un petit burger. Pour finir la journée, on décide d’aller faire un tour aux alentours, histoire de voir si on aperçoit des animaux, comme à Jasper. On prend donc la route en direction du lac Minnewanka. Mais ce n’est que sur le retour qu’on apercevra au loin un troupeau de wapitis. En rentrant sur Banff, nous cherchons un endroit propice pour garer la voiture, qui deviendra notre point de chute. On le trouvera dans un petit quartier reculé, près d’une communauté religieuse, et bien évidemment à côté d’une voie de chemin de fer. On commence l’installation, il ne fait pas encore nuit, et alors que je lève les yeux vers le rétroviseur, j’aperçois un mâle wapiti assez imposant, en train de traverser la route. Avec Julie on se précipite pour aller l’observer, et on remarque rapidement son copain en train de manger la haie d’une maison. On aura tout vu. Ils sont restés là une bonne demi-heure, ce sont même installés dans la pelouse pour dormir. Et alors qu’on pensait qu’on allait pouvoir tranquillement se mettre au lit, on a vu débarquer un garde de parc Canada, armé d’un fusil avec des balles en plastique, courir après les wapitis pour les éloigner de la ville. Une vraie partie de paintball.
Après ce petit épisode peu ordinaire, on a pu se coucher en attendant le lendemain et nos premières randonnées dans ce nouveau parc.
Vendredi 4 août, Banff
https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpcy0zZDI5Um9MdFU
Nous nous réveillons assez tôt, d’abord pour être sûre qu’on ne gêne personne à dormir ici et car il y a un peu de route avant d’arriver à notre première expédition.
Johnston Canyon :
Nous arrivons donc au canyon Johnston dans les premiers et faisons notre petite toilette directement sur le parking. Dès nos premiers pas dans ce lieu emblématique, nous comprenons tout de suite que le parc de Banff est plus ancien et plus touristique. Le sentier est goudronné, délimité par des barrières de bois pour éviter aux touristes d’aller piétiner la nature en “régénération”. Nous parcourons donc ce chemin comme un grand nombre de personnes ce jour là, qui ne cessait d’augmenter au fil des minutes. Le canyon était très ancien, et avait deux chutes, l’inférieure et la supérieure. La première plus en aval, plus petite que l’autre avait comme souvent créé comme une cuvette là où l’eau venait s’abattre. On pouvait aller voir ça de plus près en entrant dans une petite grotte. Mais il n’y avait pas la place pour grand monde, juste 4 personnes au plus, et les gens forçaient le passage pour y entrer sans comprendre qu’il suffisait d’attendre que nous sortions. Nous avons ensuite pris le chemin de la chute supérieure. Elle était encore plus imposante, toute en longueur. Et sur les cavités du canyon on pouvait voir les différentes couches de roche se superposer. La couleur était particulière au niveau de la chute, différente de celle du reste du canyon. Sur le chemin du retour nous étions impressionnées par le nombre de personne sur le sentier. Encore plus en arrivant sur le parking, il était complet et les voitures commençaient à se garer sur le bord de la route, pratiquement sur 1km. Se lever tôt était une nécessité à Banff.
Silverton Falls :
Nous nous sommes ensuite rendues aux chutes Silverton, à quelques kilomètres de là où nous étions sur la même route. La randonnée était courte, beaucoup moins peuplée, et au terme d’un sentier qui arpentait la montagne sur quelques mètres, nous sommes arrivées aux chutes, elles n’étaient pas aussi imposantes que les précédentes mais le fait d’être aller à sa rencontre sans avoir croisé trop de personnes la rendait plus appréciable à observer.
Nous sommes ensuite retournées à la ville de Banff, il y avait quelques randonnées à faire à proximité de la ville.
Sundance Canyon et la Boucle du Marais :
Nous avions choisi une randonnée à la sortie de la ville, elle commençait à côté d’une ancienne prison, utilisée à l’époque de la seconde guerre mondiale. Là encore le sentier était goudronné, nous longions une rivière, puis comme un marais. On pouvait voir l’eau changer de couleur à l’endroit où les deux se rejoignaient, d’un côté le bleu clair au travers duquel on peut voir le fond de la rivière, et de l’autre une eau plus foncée, plus commune. Lors de cette randonnée nous nous sommes faites mangé par les moustiques, nous n’avions pas pensé à nous mettre du spray et nous l’avons bien regretté. A la fin du sentier goudronné, la randonnée continuait dans la forêt, nous suivions une rivière qui passait entre la roche, là encore un canyon, mais en rien similaire à celui visité le matin même. Après avoir fait la boucle du canyon, nous sommes retournées sur notre chemin goudronné, c’est là que nous avons croisé les chevaux. Un groupe de touristes faisait la randonnée à cheval, ils étaient tous crispés sur leur selle, la main devant le visage, car les chevaux marchaient sur un chemin de sable qui faisait énormément de poussière. Nous en avons également profité un certain temps aussi de cette poussière. Décidément cette randonnée n’était pas la plus agréable. Nous étions presque pressées que la journée se termine pour aller manger nos noodles froides.
A la fin de la journée nous sommes allées dans le centre ville, on a demandé au centre d’information où on avait le plus de chance de voir des orignaux, a priori c’était aux lacs Vermillon, et ensuite nous sommes parties faire un petit tour dans les magasins de la ville.
En début de soirée, nous avons écouté les conseils du centre d’information et sommes allées manger notre dîner au bord d’un des lacs dans l’espoir de voir enfin un moose. Ca deviendra notre coutume pour les prochains jours, mais malheureusement ce soir là nous n’en avons pas aperçu.
Samedi 5 août, Banff
https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpdXpVTHV0eEpjRUU
Ce matin encore, nous avons choisi de nous lever tôt pour aller prendre notre petit déjeuné au bord du lac Johnston, notre première randonnée de la journée.
Johnston Lake :
Ce lac n’avait rien d’exceptionnel mais il était très calme de bon matin, nous étions les premières sur le parking. Nous nous sommes installées sur la table de camping et avons commencé de déguster notre mixture quotidienne. Quelques personnes sont arrivées par la suite. Lorsqu’on a eu fini nous avons entrepris le tour du lac, il n’était pas très grand mais c’était parfait pour commencer cette journée. L’eau tranquille du lac nous permettait de voir le reflet des montagnes avoisinantes se dessiner sur la surface. Cela ne nous a pas pris beaucoup de temps pour faire cette randonnée, juste assez pour nous réveiller complètement et nous préparer à la prochaine qui était un peu plus sportive.
A quelques kilomètres du Lac, sur la route pour nous rendre à la prochaine expédition, nous avons eu la chance de croiser la route d’une petite chèvre des montagnes. Elle avait l’air un peu perdue, sans être complètement effrayée par la présence de la voiture et son pelage était un peu aléatoire.
Cirque C-Level :
Pour la seconde balade de la journée nous ne serons pas seules, il y a déjà quelques voitures sur le parking. Nous commençons notre ascension, là encore il faudra monter tout du long pour arriver au Cirque en altitude. Sur la première partie du sentier, il est indiqué partout qu’il ne faut pas en sortir, car nous marchons sur une ancienne mine de charbon. On voit d’ailleurs rapidement des grillages sur les côtés, en s’approchant un peu on peut voir des trous dans le sol, profond et sombre. C’était plutôt impressionnant et ca a le mérite de dissuader les quelques personnes qui auraient voulu s’aventurer en dehors du sentier. Nous ne croisons les premiers randonneurs qu’après un long moment. Puis croisons un couple qui s’agace à moitié à cause de la difficulté de la randonnée, a priori ça fait déjà quelques heures qu’ils marchent. Après avoir principalement monté le long de la montagne, on comprend qu’on commence à la contourner. Et c’est au bout d’une heure quarante que nous arrivons au bout. Et nous sommes devant un spectacle encore surprenant, face à quelque chose que nous n’avions encore pas vu. Le Cirque est en fait un ancien glacier qui a fondu, dont la roche est tombé à certain endroit et qui commence à être recouvert de sapins. Le sentier se poursuit, nous continuons sur quelques mètres mais faisons demi-tour car le ciel commence à devenir menaçant. Nous sommes tout de même satisfaites d’avoir été au bout de la randonnée initiale.
Nous retournons ensuite dans la ville de Banff. Il est 13h passé et nous avons faim. Le temps d’aller chercher quelque chose à emporter et nous partons manger sur le bord de la rivière Bow. Nous avons une vue superbe sur la ville avec en fond une montagne gigantesque.
Bow Falls :
Après manger nous longeons la rivière, car le sentier mène aux chutes un peu plu bas. L’endroit est très fréquenté, plutôt par les touristes non équipés pour la randonnée qui se contentent peut être des sentiers dans la ville. C’est différent de nos ambiances de forêt habituelles, les gens ne respectent pas les indications qui demandent de ne pas marcher aux endroits où la nature est “en cours de régénération”. Heureusement nous arrivons aux chutes et leur splendeur me fait oublier ces gens qui m’insupportent. On peut apercevoir un petit arc-en-ciel juste au dessus de l’eau. Et il y a toujours cette couleur un peu turquoise. Le cours de la rivière forme ensuite un gros virage vers la gauche et s’enfuit dans la vallée.
Nous passons le reste de l’après midi à flâner dans les rues de Banff, à la recherche de nos souvenirs, juste pour passer le temps. Le soir venu, nous retournons à notre lac habituel. Comme pratiquement tous les soirs à la même heure, nous voyons passer le train au loin, juste en face de nous, transporter des marchandises. Et pour une fois j’ai pris le temps de compter les wagons, 120 au total, c’est fou tout ce que ce train peut acheminer en plein milieu des Rocheuses.
Dimanche 6 août, Banff
https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpYVhPeGJEdkRualE
C’est notre avant dernier matin à Banff, notre dernier jour dans cette ville car demain nous partons. Nous décidons de prendre notre temps, nous n’avons pas prévu grand chose pour la journée, seulement une randonnée proche de la ville.
Hoodoos, les cheminées des fées :
Nous garons la voiture sur le tout petit parking. La randonnée n’a rien de compliquée, elle est plutôt longue en kilomètre, mais très peu de dénivelé. Nous commençons par marcher dans une forêt peu fournie en sapins et autres arbres. La rivière Bow n’est pas très loin et nous en longeons une partie pendant quelques temps. Il n’y a personne sur le sentier ni même au loin, nous sommes comme seules. Nous ne parlons pas beaucoup, on vient à peine de se réveiller et l’ambiance est plutôt propice au silence. Après plusieurs minutes l’ambiance change un peu, nous nous rapprochons de quelques habitations, une sorte de camping, puis on entend la route pas très loin. Nous croisons aussi la route de quelques cyclistes. Au fur et à mesure que nous marchons, nous prenons un peu de hauteur, et la vue se dégage petit à petit et ce sont de superbes paysages que nous avons encore face à nous. Nous arrivons ensuite vers la fin de la randonnée, un parking est tout proche, et quelques panneaux nous expliquent l’histoire de ce lieu. Les cheminées des fées ce sont en fait des formations rocheuses, modifiées par l’érosion, qui prennent la forme de cheminée, comme des tubes tout en longueur. Ils ne savent toujours pas comment l’érosion a pu donner cette forme, mais des études sont en cours. Le sentier se poursuit ensuite sur quelques kilomètres, offrant plusieurs points de vue, et de beaux panoramas sur la vallée de la Bow. Le retour à la voiture se fait tranquillement mais moins silencieusement.
Lorsque nous revenons sur Banff, c’est une autre expédition qui commence, la lessive. Une laverie située dans le centre commerciale sera pour les prochaines heures notre prochain point de chute. Nous sommes arrivées au bon moment, car lorsque nous avons eu fini, la laverie a été prise d’assaut.
Pour finir notre journée, nous sommes allées nous reposer dans le parc de la ville. Nous n’étions pas les seules à avoir eu cette idée. L’endroit était bondé. Nous sommes restées un long moment, mais n’avons pas pu profiter du soleil comme nous l’aurions voulu. Les incendies qui faisaient beaucoup de dégâts depuis plusieurs semaines en Alberta, masquaient le soleil avec toute la fumée des feux aux alentours.
Nous n’avons pas failli à notre coutume ce soir là et sommes allées au lac pour tenter d’apercevoir les élans. Mais toujours rien, c’est décidément pas pendant ce voyage qu’on aura l’occasion d’en voir.