Vancouver, Wonderful place to be

Accompagnées de nos 15kg sur le dos, nous partons donc à la découverte du centre ville de Vancouver. Nous avons de la chance le soleil est de la partie.

 

Nous commençons notre périple en bifurquant dans une rue perpendiculaire à celle de notre hôtel afin de ne pas refaire le même trajet que la veille au soir. Nous tombons sur un petit parc, parfaitement entretenu, en bord de mer, avec comme principal voisin les docks (petite pensée pour la ville du Havre récemment visitée).

Après avoir traversé le parc nous décidons de rejoindre le centre ville, car là où nous sommes actuellement, il n’y a pas âme qui vive. Nous nous retrouvons comme coincées en contrebas de la ville, au niveau d’un pont d’embarquement pour ferries et ne trouvons aucun moyen de remonter vers la vie citadine. C’est à ce moment qu’une femme presque sortie de nul part, nous indique qu’il y a un ascenseur à deux pas et qu’il faut choisir le niveau “P1”. Première rencontre plutôt inattendue mais bien appréciée car sans elle il était impossible de trouver cet ascenseur bien caché. Apparemment nous avions déjà l’air perdues.

Notre tour du centre ville peut vraiment commencer. Nous commençons par le Canada Place et le “Vancouver Convention Centre” où nous prenons un café. Puis nous repartons parcourir la ville pour voir les lieux dit “incontournables” que nous avions repéré : le quartier de Waterfront, Gastown, la Vancouver Steam Clock,… Petite pause déjeuner à Chinatown, pour notre premier repas ce n’est pas très local et pourtant on pourrait le croire tant la communauté asiatique est présente dans cette ville. Elle y est presque la plus représentée. Notre repas terminé, nous prenons la direction d’un chemin qui longe False Creek.

C’est une ballade très agréable malgré nos 15kg à porter. La plupart des gens que nous croisons donne une impression de (sérénité), c’est une ville où on ne ressent aucun stress, les gens ne courent pas dans tous les sens, ils ne sont pas pressés comme on peut les voir à Paris, les seules personnes qui courent sont les joggeurs. Les constructions plutôt modernes se fondent parfaitement dans le paysage et passent inaperçues. En longeant la baie nous traversons plusieurs parcs, les gens s’y allongent en maillot de bain sans que cela ne gêne personne. Nous faisons d’ailleurs de même, nous lâchons nos sacs et nous allongeons dans l’herbe pendant quelques minutes. L’ambiance de cette ville me fait un peu penser à celle de Londres mais avec ce sentiment de bien-être plus marquée et ce petit quelque chose en plus. Cette ville me plaît, je n’arrête pas de le répéter à Julie, “je pense que je vais rester ici en fait”.

Nous reprenons notre chemin, et gagnons un endroit du port où il est possible de monter à bord des “Aquabus” afin de rejoindre Granville Island où il existe un “public market”, le genre de grande halle comme on a chez nous, où sont vendus tous les produits locaux (légumes, fruits, alcools, charcuterie, boucherie, produits artisanaux,…). Après ce petit tour au milieu des stands nous nous offrons une bière dans un bar à côté de notre “arrêt” d’Aquabus. Nous discutons un peu avec la serveuse, nos gros sacs à dos éveillent la curiosité des gens. Après lui avoir expliquer un peu notre parcours, nous lui demandons s’il est vrai que la plupart des métiers du même type que le sien sont essentiellement rémunérés par les pourboires. Il s’avère que oui, leur part fixe n’est pas très élevée. Elle nous fait comprendre que les français n’ont pas cette culture du pourboire et qu’ils sont rarement appréciés en tant que touristes. Dorénavant avec Julie, nous laissons systématiquement des pourboires.

Nous reprenons notre petit Aquabus coloré et regagnons notre chemin de tout à l’heure. Il débouche sur une plage que nous longeons tout du long. Décidément je ne pense vraiment pas revenir. Vancouver est magnifique, harmonieuse et agréable, il n’y a rien qui dépasse, elle est presque parfaite et je n’arrive pas à lui trouver de défaut.

 

Après une petite pause sur la plage nous nous dirigeons vers la rue de notre hébergeur, René, l’ami d’un ami de Julie. Il habite un appartement le long de Stanley Park, lieu de vie idéal. Le logement est de taille moyenne mais qui correspond très bien à une personne seule, parfaitement aménagé et décoré d’une façon qui en dit long sur le personnage. Le style est épuré, chaque chose à sa place, rien d’inutile, des objets qu’on penserait tout droit sortis d’une galerie d’art. Ca plait ou ça ne plait pas mais ce qui est sûr c’est que René a du goût. Et il a aussi un ami à quatre pattes, dont je n’ai pas compris le nom. A notre arrivée nous avons posé nos sacs et René nous a proposé de l’accompagner promener le chien, un braque allemand. En invitées sociables nous avons accepté. Nous voilà de nouveau parties pour une autre balade dans Stanley Park. C’est une heure plus tard et lorsque René nous a dit que c’était le chien qui décidait de la balade, que nous avons compris qu’elle ne serait pas petite, et épuisée par notre journée de marche et nos 15kg trimballés dans le centre ville, nous n’espérions qu’une chose, c’est qu’elle se termine.

Après près de 2h de marche, nous sommes rentrées sans René qui a finis sa balade sur un banc du parc, et sans même nous en rendre compte, nous étions déjà en train de dormir. Une première journée bien remplie.

Pour les photos, c’est par ici (copier le lien) : https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpQkJ2VGsxMzRzNUk

Nos premiers pas, notre première nuit

Nous venons de passer le contrôle de douane. C’est bon, nous sommes autorisées à entrer sur le territoire canadien, le motif de notre venue pour 3 mois est accepté. C’est qu’ils seraient capable de te refuser sans états d’âme.

 

Récupération de nos bagages, notre sac à dos pour 3 mois, puis direction la station de métro qui nous mènera jusqu’au centre de Vancouver. De là nous n’aurons qu’à prendre un bus qui nous déposera tout proche de notre chambre d’hôtel. Jusque là tout va bien, pas de soucis, la seule chose c’est qu’en arrivant un dimanche, les bus sont moins nombreux dans les rues, nous attendons donc un certain temps. Un peu trop, et déjà fatiguée de notre trajet en avion, nous décidons de nous rendre à notre premier point de chute à pied pour gagner un peu de temps, après tout ce n’est qu’à 1,9 km… Nous constatons en parcourant Hasting Street, longue rue où se situe l’hôtel, que c’est la rue la plus mal fréquentée de la ville. Les personnes qui la fréquentent ne sont pas dangeureux du tout, juste en marge, ce sont des sans abris et des drogués pour l’essentiel. Chaque grande ville possède son lot de population en marge, de laissés pour compte, mais ce qui frappe à Vancouver c’est qu’ils se concentrent tous au même endroit, ils sont d’une certaine façon une communauté.

 

Nous arrivons à notre hôtel avec la seule envie de lâcher nos sacs de 15kg, retirer nos chaussures et se laisser tomber dans notre lit. C’est d’ailleurs exactement ce qui va se produire. Le temps de s’allonger et nous dormions déjà, je n’ai même pas pris le temps de me changer. Je pensais fermer les yeux quelques instants histoire de récupérer de cette marche, mais c’est plusieurs heures qui ont défilées.

Le décalage horaire m’a fait me réveiller à 2h du matin heure locale. En ouvrant les yeux j’avais droit à une vue sur le centre de Vancouver avec toutes ses lumières colorées. Notre chambre d’avant rien d’exceptionnelle mais cette vue qu’elle m’offrait me donna un sentiment de satisfaction, j’y était enfin dans cette ville canadienne.
Au réveil nous étudions les différents endroits de la ville à voir, nous élaborons notre trajet dans les grandes lignes. Le temps de nous préparer et nous étions parties.

 

Pour les photos c’est par ici (copier le lien) : https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpcVhfNWhkTVF2azg

Et au-dessus des nuages, le bleu du ciel

Après 11h de vol et une escale de 7h50 en Islande, nous commençons notre descente vers Vancouver.

 

Voyager en avion reste pour moi une expérience unique, ce n’est jamais la même ambiance. Les avions déjà sont différents, plus ou moins gros, plus ou moins confortables, plus ou moins bien équipés. Les conditions météorologiques ne sont jamais les mêmes non plus, on peut décoller sous la pluie ou par beau temps et il en est de même de l’atterrissage. L’une des choses qui reste identique c’est qu’il fait toujour beau au dessus des nuages. Ca parait logique comme ça, mais ça m’avait frappé lors de mon premier vol. Je décollais de Beauvais par un temps couvert, et quelques minutes après le décollage, le temps de traverser les quelques nuages, on arrivait dans un autre monde, celui qui existe au-dessus de cet océan de coton. C’est un paysage dont je ne me lasserai jamais.

 

Par ciel dégagé les paysages sont bien évidemment différents aussi, on peut voir l’océan, des zones montagneuses, d’autres urbaines ou encore les campagnes. Sur le vol entre Reykjavik et Vancouver, nous avons eu la chance avec Julie de contempler les terres du Groenland et de constater l’effet néfaste du réchauffement climatique. Au début je n’avais pas fait la distinction, je pensais que ce paysage blanc était les nuages, mais c’est Julie qui m’a fait remarqué que c’était bien de la neige et non mon coton. C’était magnifique. Au début nous apercevions ce qui devait être une banquise qui se morcellait. Puis au fur et à mesure que l’avion continuait sa route, nous pouvions observer des reliefs recouvert de leur manteau blanc. On pouvait également deviner que l’eau s’était frayé un chemin au milieu de ces montagnes, nous avons même aperçu un endroit où l’eau n’était pas recouverte par la neige et nous laissait admirer sa belle couleur turquoise.

 

Le survol du Canada a débuté par une région au Nord parsemée de point d’eau, on ne devinait aucune habitation, mais à 11 586m d’altitude je peux me tromper, juste une étendue partagée entre de l’eau et des terres et au loin un lac dont on ne voyait pas la rive opposée.

Après quelques heures encore et plusieurs tentatives de sommeil loupées, nous survolons les Rocheuses, puis enfin le but se dévoile à l’horizon.

Déjà vu du ciel Vancouver tient toutes ses promesses. On découvre une ville très étendue, avec des rues parfaitement quadrillées, de la verdures à chaque endroit où nos yeux se posent, de l’eau qui entourent ses îles. Cette ville donne l’impression d’être harmonieuse. Et n’oublions pas toutes ces montagnes qui l’entourent ainsi que ces grands parcs boisés.
Ca y est, l’avion entame sa descente et nous touchons enfin le sol, l’aventure canadienne peut commencer.

Premier jour du reste de ma vie

 

C’est aujourd’hui le grand départ. Ça aurait pu être n’importe quel pays, il y en a tant à découvrir, mais pour ce premier voyage grand format version backpack ça sera le Canada.

 

L’idée de ce voyage c’est Julie qui l’a eu, mon amie d’enfance. Pour elle ce n’est pas le premier, c’est d’ailleurs au cours de son voyage en Espagne qu’elle m’a annoncé sa décision de partir au Canada pour quelques mois, son billet était déjà acheté. Et c’est avec une spontanéité qui ne me ressemble pas que je lance l’idée de partir toutes les deux. C’était il y a neuf mois, et cette idée est devenue une réalité.

Moi, Camille, “fille dans les clous” venait de prendre la décision de partir à l’aventure. Pour la première fois je me lançais dans un projet qui avait des conséquences relativement importantes pour moi comme quitter mon job, annoncer le départ aux membres de ma famille, que je n’avais pratiquement jamais quittés, pour partir aussi loin et pendant trois mois et qui ne comprendraient peut être pas ma démarche. Mais c’est chose faite aujourd’hui et depuis ces neuf mois tout se déroule bien. Je n’ai aucun regrets, bien au contraire, car depuis l’annonce de ce départ il y a eu beaucoup de bonnes surprises, de la compréhension, du soutien et de l’encouragement venant de tellement de personnes.

 

Après quelques heures de sommeil dans notre hôtel de Roissy, nous nous sommes levées tôt pour prendre notre avion à 8 heures ce matin. Prendre une navette qui nous amenait à une autre navette, débarquer dans cet aéroport gigantesque comparé aux petits aéroports dont j’avais l’habitude, s’étonner de voir que le personnel de l’aéroport a du mal à dire “bonjour” de bon matin, du coup s’empresser de rejoindre la zone d’embarquement, prendre 15 minutes pour se faire un p’tit déj’ moquette, sortir une énième fois notre passeport au moment d’embarquer, traverser le couloir jusqu’à l’avion et nous poser dans nos fauteuils et là, le moment que je préfère, le décollage.

L’avion doit rejoindre la piste de décollage, et pour la première fois j’étais dans l’avion qui passe au-dessus de l’autoroute A1. Je ne suis pas dans la voiture qui m’emmène voir ma famille dans le Nord, je ne lève pas non plus rapidement les yeux pour voir si on peut apercevoir un avion passer au-dessus des voies. Cette fois je suis celle qui regarde les voitures passées, et à cette heure-ci il n’y en avait pas beaucoup. Ensuite, lorsque l’avion est dans sa trajectoire, sentir les vibrations dû aux moteurs qui se préparent au décollage, être clouée au fond de son siège par la puissance de l’accélération et là deviner le moment où les roues quittent le sol et où nous nous envolons pour de bon. Il ne reste plus qu’à observer les paysages se rétrécir à mesure que nous prenons de l’altitude, et là au loin voir l’horizon, notre destination…