Après 11h de vol et une escale de 7h50 en Islande, nous commençons notre descente vers Vancouver.
Voyager en avion reste pour moi une expérience unique, ce n’est jamais la même ambiance. Les avions déjà sont différents, plus ou moins gros, plus ou moins confortables, plus ou moins bien équipés. Les conditions météorologiques ne sont jamais les mêmes non plus, on peut décoller sous la pluie ou par beau temps et il en est de même de l’atterrissage. L’une des choses qui reste identique c’est qu’il fait toujour beau au dessus des nuages. Ca parait logique comme ça, mais ça m’avait frappé lors de mon premier vol. Je décollais de Beauvais par un temps couvert, et quelques minutes après le décollage, le temps de traverser les quelques nuages, on arrivait dans un autre monde, celui qui existe au-dessus de cet océan de coton. C’est un paysage dont je ne me lasserai jamais.
Par ciel dégagé les paysages sont bien évidemment différents aussi, on peut voir l’océan, des zones montagneuses, d’autres urbaines ou encore les campagnes. Sur le vol entre Reykjavik et Vancouver, nous avons eu la chance avec Julie de contempler les terres du Groenland et de constater l’effet néfaste du réchauffement climatique. Au début je n’avais pas fait la distinction, je pensais que ce paysage blanc était les nuages, mais c’est Julie qui m’a fait remarqué que c’était bien de la neige et non mon coton. C’était magnifique. Au début nous apercevions ce qui devait être une banquise qui se morcellait. Puis au fur et à mesure que l’avion continuait sa route, nous pouvions observer des reliefs recouvert de leur manteau blanc. On pouvait également deviner que l’eau s’était frayé un chemin au milieu de ces montagnes, nous avons même aperçu un endroit où l’eau n’était pas recouverte par la neige et nous laissait admirer sa belle couleur turquoise.
Le survol du Canada a débuté par une région au Nord parsemée de point d’eau, on ne devinait aucune habitation, mais à 11 586m d’altitude je peux me tromper, juste une étendue partagée entre de l’eau et des terres et au loin un lac dont on ne voyait pas la rive opposée.
Après quelques heures encore et plusieurs tentatives de sommeil loupées, nous survolons les Rocheuses, puis enfin le but se dévoile à l’horizon.
Déjà vu du ciel Vancouver tient toutes ses promesses. On découvre une ville très étendue, avec des rues parfaitement quadrillées, de la verdures à chaque endroit où nos yeux se posent, de l’eau qui entourent ses îles. Cette ville donne l’impression d’être harmonieuse. Et n’oublions pas toutes ces montagnes qui l’entourent ainsi que ces grands parcs boisés.
Ca y est, l’avion entame sa descente et nous touchons enfin le sol, l’aventure canadienne peut commencer.

