Jour 6 : Première visite dans la capitale

Central Market

 

Nous avions prévu pour la matinée de visiter le Palais Royal mais nous avons dû nous rabattre sur le Marché Central, car le dimanche matin le Roi prie et le Palais est donc fermé.

Nous n’étions pas très loin du marché central, nous y sommes donc allées à pied. Je préfère toujours me servir de mes jambes pour parcourir les villes, c’est un rythme qui permet de voir les choses plus tranquillement.

Le Marché Central est le plus grand que nous ayons fait jusque là. Il était sous un bâtiment gigantesque, une sorte de dôme, et des étales étaient présentes tout autour. On y trouvait de tout, des bijoux, des vêtements, des ustensiles de cuisines, de la vaisselle, des chaussures, des produits d’entretien, et bien sûr de la nourriture et toujours les petits stands pour manger un morceau. J’avais tellement envie de tester ces stands, mais je devais rester sur mes gardes concernant ce genre de cuisine. Les filles étaient plus raisonnables que moi à ce sujet et m’ont peut être éviter de rester cloué au lit pour un mal de ventre.  

 

Le Musée National

 

Nous avons revu Sun, de passage lui aussi à la capitale, le temps d’un café. Nous avons ensuite pris la direction du Musée National de Phnom Penh. L’enceinte du Musée était magnifique, on aurait plus dit un palais, qu’un musée. Il n’était pas très grand si on doit le comparer à nos musées français, mais il était tout de même très intéressant. Toutes les pièces qui étaient exposées avaient été découvertes lors de fouilles ou récupérées dans divers temples du pays. Des panneaux explicatifs en khmer, anglais et français nous permettaient de comprendre l’histoire des différentes pièces et le contexte dans lequel elles avaient été découvertes. Il y avait pratiquement que des statues de divinités et à les lister, je me suis rendue compte qu’il y en avait un nombre important et ça m’a rendue curieuse concernant leur religion et leur croyance qui ne s’essoufle pas. Cela m’a fait penser à ces moines que l’on voit marcher dans la rue. Le matin ils font le tour des quartiers et récitent une prière devant certaines maisons, où les gens prient avec eux, en échange de cette prière, les moines reçoivent de la nourriture. Sun nous avait également expliqué qu’un moine ne doit rien posséder, il n’a pas de travail et n’a donc pas non plus d’argent, il doit donc faire en sorte de trouver de quoi se nourrir d’une autre façon.

Pour revenir au musée, il y avait une pièce dédiée à Bouddha, où une multitude de statues avaient été placé tout autour de l’autel. C’était assez impressionnant d’avoir tous ces yeux rivés sur nous. A la fin de la visite, nous nous sommes assises à l’ombre pour profiter du jardin tout au centre du musée. Après un repas dans un autre ONG, nous avons pris la direction du Palais Royal pour la deuxième tentative de la journée.

 

Le Palais Royal

 

L’enceinte du Palais Royal, comparé au Musée National était immense, comme un village dans la ville. Une partie était fermée au public, c’est là que se trouvait les appartements du Roi. Il restait tout de même beaucoup à voir. Un certain nombre d’édifice religieux, dont la célèbre Pagode d’Argent. Ce lieu était rempli d’une centaine de Bouddha, c’est en tout cas ce que j’ai entendu d’un français entré devant moi dans le temple. Et il y en avait un nombre impressionnant, de toutes les tailles, en pierre, en jade, de toutes sortes.

J’aime beaucoup entrer dans les temples, on doit toujours enlever ses chaussures et être habillés de façon correcte, pantalon en dessous du genoux et épaules couvertes. Je ne sais pas trop pourquoi j’aime ces endroits, la quiétude, la dévotion des moines et celles des personnes qui viennent prier, d’ailleurs je me demande souvent quelles sont leurs demandes envers Bouddha, si elles ressemblent aux fidèles de chez nous. Au pied des autels, il y a toujours les offrandes ainsi que des boites pour les dons, parfois ils sont pour entretenir le temple, et il y en a d’autres pour d’autres causes, pour des hôpitaux, pour les personnes victimes des mines encore beaucoup trop nombreuses dans le pays.

Nous avons terminé la visite du lieu assez rapidement, car au final si on a pas d’explication sur tout ce que l’on voit, on ne peut que regarder simplement les choses. Par chance les monuments et les temples du Cambodge peuvent se suffir à eux-mêmes tant ils sont magnifiques.

 

A la fin de la journée nous sommes retournées tranquillement à notre guesthouse, avons récupéré nos sacs et avons attendu l’heure de partir pour le bus de nuit. Lorsque nous avons rejoint la station de bus, j’ai été rassurée de voir que la réservation par internet avait fonctionné. Le seul soucis c’est que le bus au départ pour le Mondolkiri ne partait pas de cette station. Mais un tuktuk nous y a conduit à quelques minutes du départ. Nous avions peur de louper le bus mais au final il est parti avec plus d’une heure de retard, on était large. La découverte des bus couchette était une expérience réellement amusante pour moi. Les couchettes n’étaient pas larges, mais elles accueillaient deux personnes et il y avait deux niveaux. Heureusement nous étions quatre, nous n’avons donc pas eu à partager une couchette avec un inconnu ronfleur qui se racle la gorge toutes les cinq minutes, car c’est extrêmement fréquent en Asie, les racleurs de gorge… Nous sommes arrivées un peu après l’heure prévue, et avons rapidement rejoint la guesthouse. Comme j’avais bien dormi dans la couchette, je n’ai pas réussi à me rendormir réellement. En plus de ça, j’attendais avec impatience que la journée commence, et avec elle, notre nouvelle aventure.

 

https://drive.google.com/folderview?id=1UydyRYEZRcD2k7Za8mnvWQP-Lm55WIQA

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