Battambang, Architecture coloniale et Activité industrielle
Notre bus est arrivé en fin de journée à Battambang, et à peine avions nous mis le pied par terre qu’une horde de tuktuk nous ont sauté dessus pour savoir si nous avions besoin d’un moyen de transport. Le gérant de notre guesthouse avait prévu d’envoyer quelqu’un nous chercher mais il nous a oublié, et est arrivé un peu plus tard. A notre arrivée, nous lui avons demandé des renseignements concernant notre trajet du lendemain. Nous devions nous rendre à la capitale Phnom Penh, mais nous souhaitions aussi nous arrêter sur le chemin, dans la ville de Kampong Chhnang, pour voir les villages flottants. Le soucis des bus, c’est que les trajets se font d’une grande ville à une autre. Ils peuvent s’arrêter avant la destination finale mais pour reprendre un second bus c’est assez compliqué. Le gérant nous a donc conseillé le taxi, ce qui paraissait effectivement comme étant la meilleure solution. Au moment de nous donner les clés, le gérant nous a expliqué qu’il y avait une des deux chambres qui n’avait pas d’eau chaude. Du coup, pour l’attribution des chambres, il nous a fait tirer au sort, c’était une bonne idée, il fallait y penser, et c’était plutôt marrant.
Après avoir déposé nos sacs dans nos chambres, nous sommes parties faire un petit tour de la ville. Elle était beaucoup moins animée que Siem Reap, ce qui la rendait beaucoup moins attrayante. Nous nous sommes arrêtées dans un petit bar qui avait des allures un peu vintage. Il était tenu par un français, et je me suis fait la remarque que ce n’était pas la première fois que je voyais des français ou des occidentaux dans les rues de cette ville. Ils n’avaient pas l’allure de touristes, mais plutôt celle de retraités décontractés. Cette ville abritait a priori beaucoup d’expatriés.
Nous sommes ensuite allées manger dans un restaurant issu d’une ONG, dont les fonds y étaient directement réinjectés. Comme l’avait dit Marine, on avait fait notre bonne action. Le Cambodge abritait un grand notre de ce genre de restaurant. Afin de sortir certaine population de la misère, des ONG avaient été créées. Certaines d’entres elles consistaient à former à certains métiers ces personnes, comme dans ce cas là, aux métiers de la restauration. Après le restaurant nous ne nous sommes pas éternisées dans les rues de la ville, il n’y avait pas grand chose à y voir, surtout de nuit.
Nous nous sommes levées très tôt le lendemain matin. Le taxi devait nous prendre à 9h30 et nous voulions tout de même passer un peu de temps dans la ville de jour. Nous sommes parties à l’aveugle prenant des directions aléatoirement, sans trop savoir où ça allait nous mener. La réponse était au marché. Celui de Battambang était beaucoup plus peuplé et actif que celui de Siem Reap, certainement car il était encore tôt. Il y avait de tout sur les étales, de la viande, les poulets vivants côtoyaient les poulets morts et déplumés, les anguilles tentaient de fuir sur le bitume, les crabes s’agitaient dans leur petits bacs métalliques, les fruits et légumes s’entassaient, les crevettes séchées remplissaient d’énormes saladiers et au milieu de tout ça, on pouvait même trouver des stands de nourriture. C’était la bonne surprise de la matinée. Comme nous n’avions pas encore pris de petit déjeuné, nous avons acheté quelques fruits, ceux que nous connaissions, car on pouvait voir beaucoup de fruits exotiques, mais nous n’avions aucune idée de comment les manger.
Après avoir pris notre petit déjeuné sur la rive de la rivière, nous sommes retournées à la guesthouse où notre chauffeur nous attendait.
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Les villages flottants de Kampong Chhnang
Nous sommes encore tombées sur un chauffeur sympathique. Il nous a laissé choisir la musique sur son portable et nous a surtout offert des bananes et patates douce frites. Après plusieurs heures de routes, en arrivant à Kampong Chhnang, il s’est arrêté à un petit stand de rue et a acheté un sachet rempli de ces bananes qui venaient d’être frites. C’était vraiment délicieux.
Lorsque nous sommes arrivées sur le quai, il nous a trouvé un p’tit monsieur qui s’occupait de faire des excursions sur le lac jusqu’aux villages flottants. Nous avions un long bateau pour nous quatre, c’était parfait. Après 15 minutes à naviguer sur le lac Tonlé Sap, nous commençions à apercevoir les premières maisons flottantes. Moi qui m’attendait à voir quelques maisons, c’est réellement tout un village si ce n’est une ville qui s’étendait devant nos yeux. Les maisons étaient les unes à côté des autres et leur disposition laissait se dessiner comme des rues autour d’elles. Les maisons avaient la grandeur de grandes cabanes et on aperçevait même des télés à l’intérieur de certaine. Bien évidemment les gens se déplaçaient en bateaux et certains pêchaient directement au pied de leur maison en lançant des filets. Il y avait même des petits commerces. C’était fascinant de voir ce village au milieu du lac, ça donnait presque envie d’avoir sa maison flottante. Ce village m’est apparu comme un havre de paix, mais la réalité était peut être tout autre, mais il restera une des belles découvertes de ce voyage.
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L’arrivée à la capitale, Phnom Penh
Nous sommes arrivées à Phnom Penh par les quais et avons découvert une ville encore plus animée que Siem Reap. Pas forcément pour le côté festif, mais plutôt car tout y était amplifié. Le nombre de voitures, de scooters, de motos, et donc une circulation plus intense, plus bruyantes. Forcément beaucoup plus de gens également, plus de stands de nourriture, plus de magasins et tout autant de nouvelles découvertes. Sans oublier les déchets et les odeurs qui faisaient toujours partis du paysage. A ce propos, à force de découvrir toutes ces villes, même si les déchets sont très présents, les cambodgiens prennent tous les jours le temps de balayer devant leur porte et sur le trottoir. La plupart du temps les ordures sont entassées dans la rue à certains endroits, et un camion passe les ramasser. Mais il n’y a pas vraiment de poubelles, ou alors ce sont des poubelles fabriquées avec de vieux pneus. Au final se sont beaucoup d’emballages et des ordures alimentaires qui trainent par terre, car pour le reste si ça peut être réutilisé, c’est très vite récupéré.
Après avoir posé nos affaires à la guesthouse nous sommes parties nous promener dans la ville. Nous étions plutôt bien situées, à quelques minutes du Musée National et du Palais Royal, ainsi que d’un temple dans lequel nous avons pu entrer. Nous n’avions plus le temps pour les musées, nous avons donc reporté cela au lendemain.
