Jour 1 : Le voyage commence au seuil de notre porte

Ca y est, nous avons quitté l’appartement parisien d’Angélique. Avec Sarah et Marine qui m’accompagnent également, nous partons toutes les quatre rejoindre nos premiers moyens de transport, le métro et le RER. Nous prenons beaucoup de place avec nos gros sacs mais heureusement ce n’est pas vraiment l’heure de pointe. En regardant tous ces gens dans la rame, en voyant leurs visages presque inexpressifs, je me dis qu’aujourd’hui je préfère porter le poids de mon backpack plutôt que le poids de leur quotidien.

Après une heure, nous arrivons à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. On se dirige d’abord vers mon terminal pour l’enregistrement de mon sac, 12,5kg, un record comparé au 16kg de départ pour le Canada. Puis c’est ensuite vers celui des filles que nous allons. Mon voyage commencera d’une certaine façon comme il finira, seule. Car nous n’avons pas les mêmes vols, mais bien la même destination, c’est tout ce qui compte.

Mon premiers vol m’emmène jusqu’à Helsinki, compagnie aérienne finlandaise oblige. Il ne dure que quelques heures et me donnera l’impression d’avoir été plutôt rapide et peu confortable. J’ai beaucoup aimé l’aéroport, pas trop grand mais suffisamment pour être le théâtre de tous ces flux migratoires. Les boutiques se mêlent aux portes d’embarquement, et pour rejoindre la mienne je dois en traverser plusieurs. Tout y est lumineux, l’ambiance est presque joyeuse, c’est un aéroport agréable, j’aurais pu y passer plus de temps que les quelques heures d’escales prévues. Mais je repars dans un second avion, même compagnie, mais bien plus gros que le premier.

Dans celui-ci, écran individuel, prêt d’écouteurs, petit coussin et plaid. Comme pour chaque long vol, je commence par regarder toute la liste des films proposés et je fais ma petite sélection. Il y a de bons films, tant mieux car cela me tiendra éveillée, je n’aime pas dormir en avion, ou plutôt je n’y arrive pas. Ce vol-ci parait plus long, et il l’est. Mais l’arrivée à Bangkok pour ma dernière escale approche et je découvre un nouvel aéroport. Beaucoup moins agréable que le précédent. Tout y est froid, les couloirs, les gens, l’ambiance. Manque de chance l’escale ici dure bien plus longtemps. J’en profite donc pour me reposer et m’installe sur plusieurs fauteuils de ma salle d’embarquement pour m’allonger un peu. Ça n’a pas l’air de déranger le personnel thaïlandais donc je ne me gêne pas. L’attente est longue, et le personnel d’embarquement de la compagnie locale attend le dernier moment pour nous faire embarquer. Plus qu’une heure de vol et je serai arrivée à destination, Siem Reap.  

J’ai touché le sol cambodgien par un atterrissage parfait, pour la première fois je n’ai ressenti aucune secousse, aucun impact des roues sur la piste. L’aéroport de Siem Reap est magnifique, les bâtiments sont d’architecture locale, on aurait dit des petits temples. Nous rejoignons l’immigration à pied, sous une chaleur écrasante. Le temps de faire tamponner mon passeport, récupérer mon sac et retrouver les filles, et nous voilà dehors à attendre notre taxi.

En route vers notre hôtel, nous découvrons la ville au travers des fenêtres du véhicule. Apercevoir des vaches en pleine rue, c’est une première. La conduite des cambodgiens également, c’est une démonstration de maitrise parfaite de leurs moyens de locomotion. Que ce soit les tuktuk, les voitures, les motos et scooters, les bus ou encore les vélos, tous réussissent à se partager la route, et à ma grande surprise, sans se percuter. Ce qui donne des impressions de chaos à première vue, ressemble plus à un harmonieux ballet où chacun connait son pas de danse et anticipe celui des autres.

Nous arrivons à notre hôtel, plutôt bien situé et très correct. Le temps de poser nos affaires et de souffler un peu, nous repartons déjà à la découverte de cette ville.

 

https://drive.google.com/folderview?id=1c2WOahSSbzFKn0DyEAL19RoxF4EI5RLS

 

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