Alex, notre logeur de la guesthouse, est arrivé pile à l’heure convenue pour le paiement de la chambre, 8h au réveil pour nous libérer de cette corvée. Le séjour à Toronto pouvait commencer.
Mercredi 9 août (https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpVE5FbzB0c3VGZ0U )
Aujourd’hui nous souhaitons consacrer une bonne partie de la journée à la recherche de nos futurs compagnons de route, nos vélos. Car pour ceux qui ne le savent pas encore, nous souhaitons rejoindre la ville de Québec à vélo. Toronto est renommée pour être la ville du vélo, un grand nombre d’habitants se déplacent avec ce moyen de transport et des pistes cyclables sont présentes partout dans la ville. Alex nous a conseillé d’aller faire un tour à Canadian Tire, une grande chaîne de magasin au Canada. Ils vendent de tout sauf l’alimentaire, on y trouve articles de bricolage, de loisirs, de sport et tellement encore, c’est un incontournable du Canada. Après avoir pris notre petit déjeuné au True Love Café, tenu par un frère et une soeur adorables, qui se sont inquiétés à l’idée de ce périple à vélo, nous sommes parties à la recherche de nos vélos. Nous avons donc suivi le conseil d’Alex, il y avait un grand choix de vélos. Nous avons repéré le moins cher bien évidemment, l’idée n’était pas de se ruiner. Nous avons aussi repéré quelques équipements, de quoi réparer en cas de besoin. Après être passées au centre d’information de la ville pour récupérer des cartes et renseignements, nous sommes reparties à la recherche des autres magasins de la ville, des réparateurs et des magasins d’occasions. Sur le chemin nous en avons profité pour aller à Greyhound, car en plus de faire les trajets de bus il font également de la livraison de colis. C’est Gaby qui nous avait donné l’idée de nous envoyer un colis à nous mêmes pour s’alléger un peu pendant le périple à vélo. On se renseigne donc sur le coût qui est très abordable. On reviendra donc le vendredi pour déposer notre colis. On se rend donc ensuite aux différents magasins de vélos, et sans grande surprise ils nous annoncent des prix très élevés, même pour des vélos d’occasions. On ira donc acheter notre vélo à Canadian Tire. Mais avant ça, nous allons faire un p’tit tour du côté du quartier de Kensington, un quartier plutôt atypique juste derrière Chinatown. Nous avons encore beaucoup marché aujourd’hui, nous avons fait la ville en long, en large et en travers et le tout à pied. Nous avons respirer les odeurs de la ville, qui sont nombreuses, celle du béton fraîchement coulé, celle des pots d’échappement des voitures, celle des aérations des buildings, celle des fast-food en tout genre. Aucun doute nous étions bien revenues en milieu urbain. Mais en nous éloignant un peu du centre et en arrivant au quartier de Kensington, c’est un village dans la ville que l’on découvre. Ces rues me donnent l’impression d’un quartier où l’ordre et la lois n’ont pas leur place. Aucune insécurité comme toujours mais ici le quartier vit selon l’envie de ses habitants. Les maisons sont presque toutes recouvertes de streetart, une ambiance un peu hippie se fait sentir, des petites boutiques tout aussi atypiques et des petits restaurants aux cartes exotiques. J’ai beaucoup aimé l’ambiance de ce quartier, avec cette liberté largement exprimée. De retour dans le centre ville, nous retournons à Canadian Tire, pour acheter nos vélos. On demande conseil au vendeur et lui expliquons notre périple futur. Il n’en revient pas, et prend comme beaucoup un air surpris et dubitatif. On lui montre les vélos que nous avons repérés et nous les déconseille tout de suite, ils ne tiendront pas. Il nous en montre d’autres à 200$, 90$ de plus que ceux repérés. Et dans un élan de pitié, compassion ou d’encouragement, le vendeur se lance dans un festival de réductions sur le reste des équipements (chambre à air, pompe, casque, porte-bagage, sacoche), il nous fait cadeau de certains articles d’occasions. Au total il nous fera économiser 100$ sur la facture finale, ce qui est très sympa de sa part. Il nous propose même de nous monter les équipements et de nous préparer les vélos que nous viendrons chercher dans quelques jours. La journée s’achève par quelques petites courses, et un dodo tôt car demain nous prenons le bus à 7h pour une petite aventure.
Jeudi 10 août (https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpWGlyNWVzOUU3Mnc )
Aussitôt levées, nous prenons rapidement la direction de la gare d’autobus, aujourd’hui nous partons pour la ville de Niagara et ses chutes. Nous avons presque deux heures de bus avant d’arriver à la ville, et autant dire qu’on les a passées à finir notre nuit. Le bus nous a débarqué à l’entrée de la ville, et au début on s’est demandé si le conducteur ne s’était pas trompé. L’endroit était désert, on aurait dit une ville fantôme. On a marché pendant 45 minutes avant d’apercevoir le début des chutes de Niagara. Quelques mètres avant les chutes américaines, nous avons pu voir le pont et le poste frontière pour le passage aux USA. De leur côté ils ne pouvaient avoir qu’une vue plongeante sur les chutes, alors que du côté canadien, nous avions en plus, la vue complète sur les chutes car nous étions sur la rive en face. De chaque côté, américains et canadiens avaient la fameuse attraction du bateau qui permet d’aller au plus près des chutes, ils effectuaient une alternance pour s’y rendre, une fois le bateau rouge, une fois le bateau bleu. Derrière eux, les bateaux laissaient une traîné, comme une sorte d’écume. Comme souvent le tourisme amenait avec lui son lot de pollution. Nous nous sommes contentées de rester sur les hauteurs, avons pris quelques photos, beaucoup de photos, avant l’arrivée en masse des touristes. Le spectacle était là encore impressionnant. Les chutes étaient magnifiques, la quantité d’eau qui tombait était folle, et elle produisait une brume humide à l’arrivée, que le vent nous apportait au fur et à mesure que nous nous rapprochions. Au loin, plus haut au bord de la rivière on apercevait un vieux bâtiment abandonné, recouvert par la végétation. Nous avons longé la rivière jusqu’au bâtiment pour le voir de plus prêt et avons aperçu au loin l’épave d’un bateau, rongée par la rouille. Nous sommes ensuite retournées à Table Rock, le bâtiment situé au niveau des chutes. On y trouvait boutique de souvenirs, restaurant chic et fast-food en tout genre. Nous voulions attendre 15h pour apercevoir l’arc-en-ciel et plutôt que d’aller visiter la ville qui avait des allures de Las Vegas, nous avons préféré nous éloigner de la foule et sommes allées nous allonger quelques minutes dans un parc tout proche des chutes. A l’heure attendue nous y sommes retournées et l’arc-en-ciel était là, juste haut dessus des chutes. C’était la première fois qu’on en voyait un aussi proche et aussi complet. C’était un spectacle magnifique. Comme nous avions vu ce qu’il y avait à voir, nous avons commencé à prendre tranquillement la route du retour, pour rejoindre notre station de bus. Le retour nous a paru plus long que l’aller. En arrivant sur Toronto, on est rentrées à notre guesthouse pour dîner et sommes ensuite reparties pour le centre-ville. Tous les jours on passait devant un complexe de cinéma immense et ça nous avait donné envie de voir un film. On a pu découvrir les cinémas canadiens. La salle était immense, les fauteuils étaient larges, on avait beaucoup de place pour nos jambes. On trouvait que c’était déjà très confortable, mais il existait aussi des salles presque de luxe, il suffisait de payer plus cher sa place pour y accéder. Après cette petite sortie, nous sommes rentrées nous coucher, le lendemain était consacré à la visite de la ville et quelques uns de ses musées.
Vendredi 11 août (https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpMGxXbm03ZDRTNHM )
Nous avions repéré plusieurs lieux à visiter pour la journée. Mais notre première mission était d’aller récupérer les vélos et porter notre colis pour l’envoyer sur Montréal. Ca nous a permis de repérer les réglages à faire sur les vélos, car après avoir déposé le colis nous les avons rapportés au Canadian Tire pour qu’ils nous les gardent encore jusqu’au dimanche matin, les laisser à la guesthouse n’était pas envisageable. Lorsque ce fut fait nous avons enfin pu visiter la ville. On a voulu partir à la découverte d’un square situé en plein milieu des buildings et en arrivant nous avons seulement découvert un bout de pelouse ridicule, c’était notre première déception. Après nous voulions visiter un musée sur l’art inuit, mais c’était en fait plus une exposition de quelques oeuvres dans le hall d’un building. En 10 minutes nous avions fait le tour. C’était la seconde déception. On s’est ensuite dirigées vers l’immeuble où se trouvait une grande chaîne de télévision canadienne, il était possible d’en visiter une partie. Pour le coup c’était très intéressant, nous avions accès au bâtiment très facilement et le petit musée situé dans la zone ouverte au public était très ludique. On découvrait les vieux programmes dédiés aux enfants, les anciennes installations et les moyens utilisés à l’époque. Pour cette fois aucune déception. Nous sommes ensuite parties vers la tour CN, il y avait énormément de touristes dans les parages. A plus forte raison qu’il y avait juste à côté un festival de la bière dans l’enceinte d’une ancienne brasserie. Nous sommes allées faire un tour, mais le festival ne commençait que le soir, donc nous n’avons pas vu grand chose au final. Pour finir cette journée de visite, nous avons parcouru la Queen Street, une rue sur laquelle on pouvait trouver toutes sortes de magasins. Le soir venu nous sommes retournées dans notre chambre, nous avons dîné puis avons commencé à réfléchir à notre futur trajet à vélo. Le grand jour approchait, et pour le jour suivant nous avions prévu peu de choses afin de débuter notre périple en forme.
Samedi 12 août (https://drive.google.com/folderview?id=0BxWBT81uysxpbFdYS2dnWjk1Smc )
Notre dernière journée sur Toronto a débuté en fin de matinée, nous avons pris notre temps ce matin là. Nous sommes retournées au True Love Café histoire de prendre un bon p’tit déjeuné et pour revoir nos deux amis inquiets. Pour la journée, nous avions seulement prévu de nous balader dans le vieux quartier puis longer le lac et nous installer dans un parc pour nous reposer avant le grand départ. Nous avons été agréablement surprises par notre visite du vieux Toronto et particulièrement par le Distillery District. C’était une ancienne distillerie qui abritait à présent de petites boutiques atypiques dans un environnement “à l’ancienne”. Les bâtiments étaient en brique, les rues étaient pavées et des compositions florales embellissaient le tout. Ce quartier était tellement différent du reste de la ville, nous avions enfin trouvé un endroit qui nous avait vraiment beaucoup plu, qui nous avait charmé. Nous avons ensuite pris la direction de la rive du lac et l’avons longé tout du long jusqu’au centre ville. Sur le chemin on pouvait voir les bâtiments nouvellement construits, tout un quartier était en construction, la ville était en pleine expansion et elle était déjà immense. Plus on se rapprochait du centre-ville, plus on découvrait des petits parcs. Beaucoup de food truck étaient positionnés au bord du lac, des petits stands de vente de souvenirs, de bijoux, pleins de petites activités étaient organisées. On a pu se poser dans un parc, plutôt une sorte de plage aménagée, mais la pluie s’est invitée, et nous n’avons pas pu rester très longtemps. De gros nuages menaçaient notre balade, on est donc allées dans un centre commerciale. Il était immense, et en fonction des étages le standing n’était pas le même. Nous sommes rentrées tranquillement le soir venu, nous avions vu tout ce qu’on avait à voir.
Toronto pourrait être une grande ville à la française. L’une des principales différences était la tolérance canadienne toujours omniprésente. Il y avait une grande diversité ethnique, mais on ne sentait aucune animosité, tout le monde s’acceptait. Tous se mélangeaient, les hommes, les femmes, les jeunes, les plus vieux, les costards-cravates et les bleus de travail. Et comme toujours aussi, on ne se sentait jamais en insécurité. La ville en elle-même n’avait pas forcément de monuments comme peut en avoir une ville comme Paris, mais toutes les différentes ambiances qu’elle possédait la rendait intéressante.
